Chroniques concerts
02
Aoû
2013

La Fête de la Musique n’est pas du tout la tasse de thé de la maison,

puisqu’elle donne l’occasion à tous les apprentis trouvères, souvent nantis des pires atours, de venir polluer des feuilles déjà sacrément mises à mal par l’amusique (c’est un concept) aujourd’hui généralisée. Ceci dit, les copains de MELLINO et AZILIS qui jouent + la possibilité de revoir ailleurs les autres copains de GOULAMAS’K, dont Fredosz, pilote d’un soir, hop, let’s go to Béziers, une ville affreuse mais ce soir éventu-Hell creuset de plaisir auditif. 

 

Quand on est, quand on essaie d’être, journaleux-rapporteur-de-kulture-activiste-nawakultur’Hell, malgré toutes les embûches que met un certain milieu sur la route, la "vraie" rencontre avec des artistes, pas toujours possible, fait sacrément plaisir quand on tombe sur des MELLINO pleins de simplicité, des gens complètement géniaux et sans putain de prétention, ça fait vraiment du bien alors que tes propres potes oublient que tu trimes depuis quinze ans POUR RIEN. Merci donc à eux, soleils transperçant un ciel qui couve ce soir-là mais ne crèvera pas ses nuages pour accoucher d’un déluge, l’effervescence des équipes techniques bénéficiera exceptionnellement de la clémence du ciel, on ne touche pas à la musique du voyage... 

 

Gros moyens à Béziers pour un effet costaud et un méga son à noter ; AZILIS en profite donc pour dispenser un rock puissant et polymorphe (dans la tambouille y a donc du rock mais aussi de la pop, du reggae / ska...) avec une voix énergique et envoutante, dommage de ne pas avoir tout vu, brochettes de cailles obligent, mais l’ubiquité est encore en option facultative. On s’empressera de se rattraper en écoutant le disque pour avoir une idée plus précise, une voix pareille encadrée par des instrumentistes efficaces : une puissante alchimie à revoir dès que possible. 

 

MELLINO prend la suite pour un début à deux et ces deux voix inimitables des NÉGRESSES VERTES installent la magie, la gratte de Stéphane est elle aussi inimitable. Dès l’apparition de la batterie à la configuration particulière (la percu est de mise) le rythme devient irrésistible, on remarque que le gratteux électrique - qui rappelle David McCallum non ? - fracasse tout sur le Bodega des NÉGRESSES et plus tard la suite, des choeurs quasi chamaniques d’Isa sont superbes, survolent les allées comme autant de volutes enchanteresses. Super ambiance sur scène, un groupe qui fait plaisir à voir, une vraie sucrerie pour ceux qui vivent la musique comme une histoire sans fin, bourrée d’images et de couleurs. Et sinon Voila l’été ? C’est une blague non ?! 

 

Après un ou deux morceaux de REGG’LYSS qui se reforme pour l’occase et présente un album live dont nous reparlerons, on s’aperçoit que les vieux de la vieille en ont encore sous le capot et que le reggae languedocien’s not dead. Il est tout de même temps de foncer voir les GOULA qui jouent devant le Cirdoc, on n’est pas déçu du voyage, le nouveau set démonte, en particulier grâce à des morceaux dont les ajouts de choeurs et les arrangements bougrement efficaces en font de véritables locomotives. Et puis, comme le dit Nanou, "on est en famille" sur cette place un peu à l’écart, l’ambiance est plutôt chaleureuse et GK est deaf-initivement un formidable groupe de scène. 

 

Bilan positif donc et spéciale et obligatoire Ged-y-casse aux MELLINO, les GK, à Roland de REGG’LYSS et à Fredosz, compañero sur le retour vers Las Bédas.

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