Chroniques concerts
13
Aoû
2013

Ô joie des festivals où tu te ne rends pas forcément pour l’affiche mais surtout pour l’ambiance :

le Rock est propre, carré et accueillant, écolo en diable et ça c’est juste génial. Trois scènes : deux grandes (A et B) et une autre plus petite et malheureusement éloignée avec pas mal de groupes locaux (G). On constate d’emblée l’invasion des M&M’s (des djeuns vus de dos avec leur Quechua, bien vu non ?) et, fuyant cet étrange peuple, c’est l’arrivée sur des chapeaux de roues pour ne surtout pas manquer le set du trio de bûcherons très zeppelinosabbathiens KADAVAR (B) qui visiblement ont amené du monde, ils parviennent à réunir punks, métalleux et babs, mais où va-t-on ?! Un des seuls groupes de rock préhistorique du festival et un putain de set, merci les chevelus ! DARKO (G) est plus dans une ambiance new wave et années 80 avec certaines réminiscences CURE, violon en option. ABSYNTE MINDED (A) suit avec sa pop mélancolique aux inclusions hell-ectroniques. On remarque fissa que cette mélancolie inhérente à la scène post-crise devient pesante, la recherche de l’onirisme n’empêche pourtant pas l’énergie que l’on cherchera par exemple pendant la prestation des belges de BRNS (B) qui pratiquent une pop / rock perchée kétaminoïde avec force adjuvants sonores. Le rock US de BAND OF HORSES (A) est un peu mou au début - rappelons que jouer une ballade à l’entame est périlleux - un peu moins vers la fin mais les fruits de saison ne sont death-y-dément pas a l’honneur : pas de pêche ici. 

Sauf que le feu que l’on attend depuis KADAVAR va prendre à un endroit où les rockers ne s’y attendaient pas, c’est l’incendie pour DOPE D. O. D. (B), inconnus au bataillon pour les thrashers de l’extrême mais attendus comme le Messie par les jeunes. Et on comprend direct pourquoi, c’est la claque enfin, du danger et du bruit avec cette horrifique mixture entre hell-ectro et hip-hop, ça groove et ça bastonne au point que certains pignoufs s’écroulent comme des châteaux de cartes, il fait chaud, et gérer l’apéro est une méthode de survie jeunes stagiaires. Le dj très doué balancent des sons bien dark et le final est apocalyptique, laisse le public en fusion. Le son gigantesque (ces basses sont mortelles) n’y est pas pour rien. 

LASCAUX (G), au contraire de sur disque, sonne comme un étrange croisement en DEPECHE MODE et U2 sans être totalement désagréable. KLAXONS (A) sonne le retour d’une pop molle avec claviers suraigus et voix du même genre avec une légère pointe de disco en fond. BURNIE ET SON BÂTARD (G) sont complètement givrés, d’abord c’est sûr, les riot grrrls ne sont pas mortes, sur scène une chanteuse donc, avec un batteur orange-hell-ectronique et l’appui non négligeable d’une danseuse style gogo pour de l’hell-lectro dur et déjanté. Pas la came de la maison mais une énorme énergie un peu gâchée par le son énorme de l’interminable concert des KLAXONS sur la grande scène. Le cérémonial de BURNIE je-casse-une-télé-avec-une-gratte est toutefois un peu too much et tellement cliché… 

La démonstration de ferveur a lieu quand WOODKID (B) déboule et il semble de visu que ce sont les mêmes qui encensaient DOPE D. O. D. !!? Qui a dit que les jeunes - majoritaires au Rock - ont l’esprit fermé ?? WOODKID est dans un délire à la EZ3KIEL, avec beaucoup de video en sus. Et si le chanteur balance un "i love you" le public fond, des doigts font même une forme de coeur, dur de ne pas vomir mais dura lex sed lex, la foule est en transe et c’est un plaisir de rencontrer l’osmose au coin de la rue. Après ce long show très atmosphérique, BONAPARTE(G) apporte une grosse bouffée d’air frais avec des remugles variés, on pense de loin à un télescopage ouf entre les RED HOT, les CRAMPS, PUNISH YOURSELF et GRONIBARD, ce dernier surtout pour l’option nawak avec costumes débiles, danseuse et régulières crises de folie. On a droit à un final barge avec filles a poils, douche de bière etc. THE XX aura la gentillesse de chanter les dernières berceuses avant le départ, la faute à un hébergement un peu éloigné et surtout au fait que rebelote demain. A suivre ! 

Post-scriptum + message à caractère informatif : c’est déjà dur pour un mec, on ne pense jamais à cette triste engeance, de pisser en face de visages totalement avinés, souvent bavards et gueulards, c’est encore plus dingo de chercher, paye ton moment de solitude, la chaînette de la chasse d’eau quand on pisse sur la paille au fond d’une poubelle nan ?

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