Chroniques concerts
06
Aoû
2018

Les emballages de ventilateurs forment un véritable petit cimetière au sein de la poubellopole biterroise,

l'idée de partir de cette ville surchauffée n’en est que plus jouissive même si la fosse punk / hardcore est un vrai piège pour les héliophobes comme votre non-serviteur : sans l'aide de l'astre maudit, les adeptes de la savate du riff font doubler la température en un rien de temps, faut voir l'affiche aussi hein argh !!

LA FLINGUE from Marseille entame la soirée avec un garage punk percutant comme on l'aime, un catalogue de riffs et de rythmes entraînants au possible qui aurait mérité mieux qu'une certaine apathie générale, ceci dit l'auditoire semble en même temps conquis, youpi ? Une belle machine avec au volant un chanteur (Olivier, ex-BLEIFREI / GASOLHEADS / HATEPINKS / IRRITONES) motivé pour en découdre au point de s'entortiller la tronche avec un ruban adhésif fort solide, il faut vraiment que nous reparlions de LA FLINGUE. Et vite.

THE ADOLESCENTS enchaîne et, après le malheur arrivé avec le décès du guitariste fondateur Steve Soto (dont le nom orne le fond de scène avec couleurs et typo du groupe), inspirera alternativement la joie et les larmes avec un répertoire totalement détonnant et de fortes émotions suscitées par l’évocation du défunt et l’immense tristesse ressentie par les restants. Un groupe de bêtes de scène qui ne déçoit pas les fans de punk / hardcore, déclenche même malgré une chaleur infernale le pogo des familles, l’apérobic c’est la vie, pas besoin d’une baballe pour faire du sport : pogo ou dodo !    

Les DICKIES, avec cette tournée débutée fin 2017, célèbrent quarante ans de carrière au service d’un punk rock joyeux et entraînant avec un set lui aussi bourré d’énergie malgré les appréhensions au sujet d’un Leonard Graves mis à mal les jours précédents par la canicule. Il n’en est rien à Montpellier - en tout cas il le semble - à croire que la capitale du monde est death-y-dément un havre de paix - et pas un lieu d’euthanasie ! - pour les vieux rockeurs. Bordel, ça fait du bien de voir se succéder autant de bons groupes dans notre club de prédilection, merci à Thierry toujours là quand il le faut et salut à tous les copains que Nawakulture n’avaient pas vus depuis des siècles. Punk as fuck ! Et on the road again, forcément.

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