Chroniques concerts
06
Jan
2020

Premier reportage de l'année qu'il a fallu aller voir en courant ou presque

(sorry au passage Cindy et Camille !), le rock'n'roll ne pouvait attendre plus longtemps après une journée de boulot du genre bien chargé. Et puis une affiche internationale soutenue par la présence de tout un tas de copains et un prix libre, voilà qui est immanquable pour choper la pêche en début d’année malgré les mauvaises nouvelles qui pleuvent sans intermittence.

 

Les suisses d’AGONIR ouvrent la soirée avec un savant et brutal mélange de crust punk, de hardcore et de grind, un mix qui tabasse sec avec son double chant et un rythme de croisière généreusement speed. L’ambiance est violentez mais bon enfant, les zébulons locaux s’en donnent à cœur joie, on n’en attendait pas moins d’eux, et on est bien content de retrouver les lieux pour ce genre de festivités / soupe de phalanges auditive. Argh, et dire que ces sauvageons finissent leur set avec une reprise des divins DISRUPT, yargh, vive le bon goût de ces jeunes gens ! On avait pas assez de sous pour se choper les disques mais si on peut dans le futur, on reparlera du groupe, c’est une certitude !

Est-ce en clin d’œil pour l’actualité sociale française que les CONGREED font démarrer leur set par une sirène de police ? Ces allemands vont d’entrée botter le cul de l’assistance avec répertoire on ne peut plus agréable puisque mêlant habilement deathrash, crust et grind, rappelant parfois à votre non-serviteur les bons vieux compatriotes de BLOOD (total fucking support !!), particulièrement avec ce côté grindcore plus dark que d'habitude. Le quadruple chant est une idée absolument excellente comme figure de proue de cet engin scénique imparable qui est une vraie découverte. Sur disque, ça démonte aussi, il nous faut absolument le second, on en recause aussi dès que possible ! 

On n’en dira pas autant, désolé, des italiens de REJEKTS car quand le vocaliste, repéré dès les balances un rien étranges, atteint les fréquences d'une porte de cave qui grince le tout sonne assez assez affreux et on sent que la vague black metal n'a pas fait que du bien à tout le monde. Beaucoup plus technique et démonstratif que les précédents, les instrumentistes (que de cordes dans la boîte à outils !) s’avèrent impressionnant mais le chant incriminé strie la concentration bien que le monsieur aux cheveux bleus puisse aussi rendre son gosier caverneux. Le rythme est brisé malgré l’approche de styles plus divers et chiadés, le jazzy black metal, même quand il crie, merci, « Matteo Salvini fuck off ! », nous pousse vers la porte et nous ne souvenons pas de la dernière que nous avions quitté un concert avant la fin.

C’est comme ça, on a tout de même eu plaisir à revoir les potes, merci Max pour le sésame permanent, et à très bientôt merci aux compères Svenja et Thierry pour un énième périple au pays du bruit et de la fureur, tant pis pour l'odeur qui n'est pas près de nous lâcher, le rock’n’roll valait bien ça.

Galerie photos : https://www.nawakulture.fr/photos-concerts.

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