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Chroniques DVD
07
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : soupçons

Scénar : un commando de la Résistance libère de la prison un groupe de douze condamnés à mort, la mission est minutieusement et rondement menée mais il y a un os : regroupés dans une seule cellule lors de l'attaque, les hommes, qui ne se connaissent pas entre eux, ne sont pas aperçus de la présence d'un prisonnier en trop, de l'avis général le douzième est un mouchard. L’homme finit par se signaler mais laisse bizarrement entretenir le mystère autour de fâcheux détails, entre autres sa façon de s'agiter sans cesse ou le port de bottes allemandes, qui le destinent à une mort tragique s'il ne parvient pas rapidement à se disculper. Et pendant ce temps, les SS battent la campagne afin de retrouver les « terroristes »…

N’y allons pas par quatre chemins, ce film réalisé d'après le roman de Jean-Pierre Chabrol 1 et à ranger aux côtés de L'Armée des ombres de Melville est un grand film. Jugez d’abord ce casting de dingues pour ce deuxième film de Costa-Gavras ! Bruno Cremer (toujours impérial), Jean-Claude Brialy, Jacques Perrin, Gérard Blain, Claude Brasseur, Michel Piccoli, François Perier, Charles Vanel (formidable dans le rôle du vieux cynique), Claude Brosset, Pierre Clémenti, Michel Creton, Marc Porel, Sady Rebbot, Michel Modo, Mario David, Albert Rémy, Patrick Préjean, mais aussi Michel Magne pour la musique, Alain Corneau en tant que stagiaire, et on en passe forcément ! Tant de grands acteurs représentatifs d’une époque bénie, qui plus est dans un film pareil, est un plaisir indicible, merci !

Si l'opération prison, pas détaillée dans le lire, est très développée ici, l’affrontement entre les différentes idéologies et méthodes de commandement (l’implacable incarnée par Brialy, l'humain par Blain, le lucide par Cremer…) prend un ampleur terrible en image, le climat de suspicion hypertendu est très bien entretenu, en particulier grâce à la musique, formidable, et le suspense, digne d'un thriller, tient en haleine, on se souviendra toujours des salopards de miliciens à l'œuvre, de la scène vertigineuse du pont (Garabit !) et de pas mal d'action pour contrebalancer aec la facette pensées intérieures du roman. Pour une fois, les œures sont à la fois très réussies et complémentaires, on adore ce genre de miracles !

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