Chroniques DVD
12
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller alpin

Scénar : professeur courtisé sans succès par ses séduisantes élèves pour avoir de meilleures notes mais surtout alpiniste amateur et collectionneur passionné de peinture, Jonathan Hemlock se voit refuser par son employeur occulte Monsieur Dragon sa « retraite » de tueur à gages, il le charge de donner des « sanctions » à deux nouvelles cibles qui ont commis l’erreur de descendre un de ses agents. Et pour un Pissarro, que ne ferait-il pas ? Pour le second type à descendre, il va même devoir s'attaquer à la périlleuse face Nord de l’Eiger et deviner qui des trois autres alpinistes d'une cordée internationale menée par son pote Ben Bowman, heureux hasard, chez qui il se rend pour s'entraîner, est l'homme à abattre.

Quatrième réalisation de mister Clint, La Sanction lui permet de retrouver George Kennedy après Le Canardeur sorti l’année précédente 1 et de livrer au public un film plutôt bien mené même si le début augurait quand même bien plus de suspense. Le climat est tendu, autant qu’une corde supportant le poids d’un chasseur, de sa proie et d’innocents ; des images parfois violentes (un type égorgé, des bastons, des fusillades…) et des dialogues volontiers crus viennent aussi pimenter cette histoire de tueur à gages télécommandé par un personnage à la frontière du fantastique, albinos reclus que ne supporte aucune lumière.

Ce qui fait la force de ce film qui a dû demander des conditions de tournage pas tristes, ce sont les belles scènes d'escalade aux États-Unis (tournées à Monument Valley et dans l’Utah sauvage) que Clint semble avoir assurées pour une belle partie lui-même, dans, forcément, de très beaux décors parmi lesquels les Alpes suisses ne démériteront évidemment pas. Servi par une musique signée John Williams, La Sanction voit un Clint séducteur et cordon bleu (mais aussi du genre présomptueux) affronter une belle bande de dangereux bonhommes et un vrai connard en la personne de l’insupportable Pope. Si ça, c’est pas donner de soi-même !

1 voir Le Canardeur de Michael Cimino (avec Clint Eastwood, Jeff Bridges…) 1974.

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