Une petite contribution ?

Chroniques concerts
28
Nov
2014

Traversée d’une France douchée et, forcément, comme à chaque fois,

des étapes aux saveurs uniques : à Beauregard (non, ça ne s’invente pas), notre nom est Deux personnes, sinon un monsieur qui a perdu ses cheveux en "frottant sur le bois de lit", est intéressé par les miens, un autre, ancien gendarme à Tahiti, veut vendre sa flamme à clope et tailler le bout de gras, le tabac ça rapproche… ? On arrose le tout d’un pot de bon vieux Brouilly, mais attention toute fois à la dose d’ail dans la "Cervelle de canut", ça peut être tendu sans vitre ouverte. Et ça roule jusqu’à Bâle et le premier pot suisse (le pot d’Bâle, forcément), puisque le père Tommy se fait attendre et le bar prend les euros, allons-y gaiement. 

 

Dès que le bonhomme arrive, on a impression qu’ils sont deux là-dedans (Tommy et Manuel ?!) tellement le moulin dans lequel le Maître (comment le nommer autrement ?!) concasse blues, rock et jazz schizo dans une symphonie unique est incroyable… De plus le monsieur n’exclue pas vocaux chauds et percu jouée à même le corps d’une de ses pauvres grattes, il est vrai à la merci d’une terrible machine rythmique et mélodique, cartoonesque et virtuose. Un peu d’acide et on voit un boeuf entre DjangoPaco di LuciaSatanas et Diabolo, d’ailleurs si tu veux être malade essaie donc suivre le cirque infernal de la main sur le manche ! Une question cruciale point soudain ?! Faut-il s’attendre à l’autodafé tellement justifié de dizaines de guitares sur le parking ? Les gratteux dans la salle semblent si éberlués que cela semble une évidence. 

 

As-tu déjà passé un concert le sourire figé (sans drogue je précise) ? Avec un troubadour pareil, aussi émouvant que fou, qui SEUL remplit tellement l’espace qu’on voit en lui comme un homme orchestre, un juke-box vivant dont on imagine l’effet un soir de feu de camp, mettons au Salagou ! Et vas-y que je fais des clins d’oeil aux BEATLES (Day tripper, incroyable) AC/DC (Riff raaaaaff),Hendrix et autre Peer Gynt (!!)… On sera évidemment moins fan des morceaux s’approchant de la pop planante, mais le reste n’est que pure tuerie, et voila que contrairement aux cachottiers techniques prétentieux, il offre une leçon au public pendant dix minutes !! Il mérite donc ses trois rappels de gueudin, aïe ! Le temps de faire dédicacer un galurin (véridique) et bye bye Tommy ! Et merci pour ce phénoménal Classical gas, désormais un des hymnes de la radio intérieure maison. 

 

PS : Ibis, scus’ mais faut apprendre la chasse d’eau et les verrous, quel que soit le "budget", retour en Frankreich, toujours hydratée à la solide. Et un arrêt quenelle à Meximieux, c’est tellement plus parlant que l’aut’ tête de con et son bras tendu, un vrai délice et une envie soudaine de traîner dans la région. Plus tard, les talaria chauffent déjà pour de prochaines aventures… 

 

Spéciale Ged-y-casse à Pierre, aigle de la route devant l’éternel ! Vivement le prochain trip !

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