Chroniques concerts
03
Déc
2014
master death metal usa concert live-report

La Church a failli ne jamais arriver au concert,

vieillir c’est moche et on pense donc sérieusement mettre un point quasi final à la carrière de public de concert aguerri car, n’en déplaise à la planète entière, quand on y consacre la plus grande partie de son temps sans s’économiser, on perd des plumes. 2015 sera peut-être l’année de la retraite. Retraite qu’ont déjà prise tous les débiles qui s’inscrivent sur les évènements mais ne viennent pas, transformant la formidable horde virtuelle en un petit troupeau échevelé. Ceci étant dit, place au bruit. 

 

Et du bruit, ASILE OBSCENE de Tarbes en fait beaucoup, et bien : un bon vieux death old school et crasseux très chouette, balancé en trio sans chercher une seconde à être original mais bien conforme à la tradition antique du genre, graveleux à souhait et organique au maximum (avec de la VRAIE batterie humanoïdingue), on aurait bien aimé un morceau de plus malgré l’apathie générale, et une blague de moins, ou deux ? Vivement la possibilité de coller une oreille sur une démo ! 

 

Les néerlandais d’ENTRAPMENT qui suivent se sont fait connaître depuis cinq ans par la publication de nombreuses compositions chargées au punky death à la suédoise, on pense évidemment beaucoup aux parrains AUTOPSY et ENTOMBED, là encore rien de bien novateur mais on passe tout de même un bon moment de poésie au cambouis avec un bassiste particulièrement efficace, on reparlera ici de leurs disques prochainement. En attendant, voici le Maître...! 

 

Paul Speckmann à Toulouse, c’est juste un peu fou quand on écoute ses groupes depuis vingt-cinq ans en attendant de le croiser enfin sur la route. Ben voilà, c’est fait. La voix ultra grave du Lemmy du death metal entre les morceaux et son fabuleux beardbanging seront désormais inoubliables, ainsi que le batteur hilare (qui tape d’ailleurs un solo cool mais un peu superflu, le patron a-t-il besoin de repos ou l’homme aux baguettes est-il intenable ? Les deux peut-être ?), la set-list de MASTER déchire même si on aurait voulu toujours plus de vieilles reliques, par exemple le génial The Truth qui aurait remplacé à juste titre une reprise de BLACK SABB’ incongrue. 

 

Spéciale Ged-y-casse aux (courageux) compagnons de route et surtout à Aurore qui sauva la mise de l’auteur de ces lignes.

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