Une petite contribution ?

Chroniques CD
14
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Un an près leur premier forfait - très réussi,

voir là ZZ TOP [Usa] ZZ Top’s first album (Warner Bros Recs) 1971 Réédition 1988 - les ZZ TOP sont de retour avec le formidable Rio Grande Mud qui réunit à nouveau blues et hard rock avec encore plus d’efficacité, le fameux Francine qui ouvre le bal annonce la couleur ainsi que le suivant Just got paid. Le bluesMushmouth shoutin’ rappelle encore les pubs enfumés et les boules de paille qui traversent la Main street un soir de cuite au bourbon frelaté. Ko Ko Blue revient à l’artillerie semi-lourde, le tempo s’accélère mais le groove est là (Frank Beard à la batteuse, c’est un peu le shaker assuré) pour rendre le morceau plutôt irrésistible, sans parler d’un harmonica versatile qui déboule là et quand il faut et d’une facette psychédélique inattendue. En bons chauvins, les ZZ ont forcément un morceau intitulé Chevrolet (On imaginera une poignée de secondes un TRUST annonçant : « le prochain morceau s’appelle Peugeot ! ») dont les alléluias défrisent votre non-serviteur mais il faut néanmoins reconnaître que le morceau a de la gueule. L’instrumental Apologies to Pearly est ni plus ni moins qu’un hommage à une des grattes de l’énorme collection de Billy Gibbons, la Pearly étant un modèle Fender offert à son possesseur par Jimi Hendrix lui-même. Ben ouais, quand même.Bar-b-q voit les préoccupations du groupe redevenir terrestres et bien rock. Le long (plus de sept minutes) et lent Sure got cold after the rain fell a dû forcément faire se serrer l’un contre l’autre des couples qui venant de subir un orage démentiel devaient trouver une solution rapide pour se réchauffer et éventuellement se faire du bien avec un bon prétexte. La balade main dans la main sous la pluie avec option odeur intense d’humus est aussi acceptable. Trêve de romantisme à StetsonWhiskey’n Mama est là pour faire fumer les amplis. En dessert, Down Brownie met fin au disque de manière tranquille, un peu comme si Trinita repartait, affalé sur la paillasse tirée par son cheval death-y-dément bien docile. Les trois hommes, quant à eux, seront bientôt de retour...

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