Une petite contribution ?

Chroniques concerts
14
Aoû
2013

Deuxième jour (pour le premier voir Le Rock Dans Tous Ses Etats - Jour 1 à Evreux, Hippodrome le 28/06/13) !

 

Bronzé en normandie : il y a véritablement quelque chose de pourri au royaume de la météo non ? DEAD ROCK MACHINE (A) joue ses trois derniers morceaux d’électro-pop plutôt générique puis place à la provocation !! SCHOOL IS COOL, notez la perversion du patronyme juste après les épreuves du Bac, donnera dans la pop rock qui suivant les moments s’avèrera soporifique ou énergique, c’est selon ; le tout avec un line-up à rallonge comme semble l’imposer la mode actuelle. Ainsi d’ailleurs que le traumatisme sous-jacent causé par la musique des années 80. Niveau public, le changement s’opère soudain en mode « bourré de la veille » et bronzage vu que le soleil fait son office contre toute attente. 

 

Une dose de relative énergie arrive avec PONY HOAX (A). La génération désinhibée pire que dans les Eighties l’attend de pied ferme, la peur (erronée ? Vraiment ?) n’a death-y-dément plus cours... Le groupe n’est pas en reste avec un grotesque « Evreux t’es bonne » en toc qui ferait sûrement sourire un curé. Le volume est dix fois trop fort pour nos chastes feuilles, fuyons un peu plus loin. Mais la punition tombe tel un couperet sous la forme fâcheuse d’une superbe coupure de courant. Toutefois, en dehors de la provoc’ pré-collegienne qui semble partout de rigueur elle aussi, PONY HOAX délivre au final un bon set varié et plutôt puissant, la disco-rock de l’aprem pour le goûter. 

 

Les anglais de WAVE MACHINE (B) ne convainquent pas grand monde avec leur hell-lectro-pop pouêt-pouêt pas vraiment en symbiose avec l’été qui point comme une perruque dans la soupe. AUFGANG (A) avec sa batterie discoïde et deux pianos, change un peu le son mais l’esprit reste ! Uniformité eighties souvent au programme mais en fin de compte un bon délire parfois free et destroy. On en redemanderait presque. Le CURTIS JOHNSON BAND (G) colle une claque au moment où on ne s’y attend pas avec de la soul à la Otis en costard avec doigts qui claquent, un super moment méchamment groovy et entraînant avec un guitariste qui vient carrément jouer au milieu du public. Du bon enfant comme il en manque souvent. 

 

La néo-psyché des BLACK ANGELS (A) inspire un voyage culinaire en Afrique (à ne pas louper pour qui veut manger du pays !), du coup on suivra plus STUPEFLIP (B) : stupéfiant de puissance et visuellement imparable, avec des tas de costumes et une ambiance du tonnerre, les (très nombreux) fans sont déchaînés. ARCHIVE, peut-être trop vu, trop entendu, sonne évidemment planant et... malheureusement chiant, heureusement une autre étrange surprise relance la machine : CHRISTINE (G) ! 2 djs derrière un pupitre façon caisse de nuit avec pleins phares (Christine ? Une voiture... Tu piges ?) qui nous fait dire que death-y-dément la « petite » scène est tonique et souvent talentueuse. Ce mix cinématographique en diable avec vidéos vaut vraiment le détour pour s’éclater. 

 

On attend beaucoup, sûrement trop, des sud-africains de DIE ANTWOORD, d’un coup trop linéaires pour captiver après tout ça mais le public là encore se montre fervent. Certains voient là une espèce de BLACK-EYED PEAS plus sombre rapport à la voix à l’hélium de mam’zelle Yolandi. C’est un concept. Pour s’achever avant le trajet retour, les fabuleux AIRBOURNE, disciples d’AC/DC et MOTÖRHEAD qui déboulent nantis d’un son titanesque et d’un ridicule mur d’amplis sûrement tous branchés c’est sûr, le groupe délivre un bon show quoiqu’extrêmement court vu que le chanteur Joël ’O Keefe passera son temps à papoter, il passe même à deux doigts de la destruction vocale en descendant une grande partie d’un litron de Bordeaux cul sec, scène qui déclencha l’effroi d’une dame de 96 ans et le fou-rire de tous les détracteurs du hard rock présents ce soir. Voire même celui d’un fan de hard rock en particulier. 

 

On gardera le souvenir d’un festival hyper bien foutu, vivement l’année prochaine !! Spéciale Ged-y-casse à ChrisMathilde et Manolo (et son « petit » déjeuner de titan made in Colombie) et Romane (trois secondes c’est déjà ça) et au soleil de Normandie, toujours là quand la Church se déplace...

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