Une petite contribution ?

Chroniques CD
24
Oct
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Montrant un intérêt certain pour la fusion protéiforme

(hardcore, rapcore, « néo metal » et son filigrane pop / power rock), TOCACAKE alterne chant en français et en anglais, mitraille les injustices dont il est témoin et s’il on n’est pas toujours convaincu par le placement des textes (certains couplets surtout, comme sur Tous enfermés ou Nos larmes citoyens) sur les structures bondissantes d’une rythmique franchement douée, on ne doute pas que la pratique de la scène limera les aspérités, si bien sûr on décide de tendre la main aux artistes au lieu de ne s’occuper que des grosses huiles, voire les restaurateurs qui ont visiblement bien plus pignon sur rue que les programmateurs et les salles de concert, les ingénieurs du son et les studios, les auteurs-compositeurs, les journalistes indépendants, les affichistes et afficheurs, les techniciens du son et de la lumière, les labels underground, on en oublie mais la colère est là, pardon de cette parenthèse qu’il faudrait pourtant ressasser sans cesse.

Pour en revenir à TOCACAKE, la musique sonne sûrement trop « jeune » pour votre non-serviteur, « enfermé » (confortablement, merci !) qu’il est dans l’époque pré-« néo » metal. Les goûts, les couleurs, blablabla, mais il y a fort à parier que les fans de rock / metal jumpy qui se rappellent encore de SILMARILS, FFF, NO ONE IS INNOCENT, RED HOT CHILI PEPPERS, RAGE AGAINST THE MACHINE, KORN et consorts (avec en bonus une subtilité guitaristique que l’on dirait parfois venue des Seventies) devraient jeter une oreille à un album à la production massive, les potards ayant été confiés à Fred Duquesne (MASS HYSTERIA, encore un autre groupe de la fameuse époque évoquée plus haut même si plus tardif). Mentions « particulièrement joli » à Walk et « poutrage à grosse gratte » au très R. A. T. M. Like a razor.

https://tocacake.bandcamp.com/releases

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