Une petite contribution ?

Chroniques vinyles
17
Oct
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

L’intro rock’n’roll virant soudain au ska cuivré résume l’album :

de gros riffs, un sax très en avant dans le mix et du punk rock speed toujours prêt à surgir hors de sa boîte. Pressé en vinyle (une première pour GILBERT ET SES PROBLÈMES qui ne sévissaient auparavant que sur cassette ou sur CD, sûrement parce que l’autoproduction a son prix), En transit a tout de même mis huit, voire neuf piges à sortir. Entretemps la vague ska punk a quasiment disparu, beaucoup de formations punk historiques ont disparu aussi ou ont connu un coup d’arrêt, et des réformations étranges commencent à avoir lieu ici et là, et pas forcément pour le meilleur résultat.

En attendant, malgré un son assez différent de celui de jadis (ce sax, encore, mais aussi l’atmosphère plus sombre…), la voix de Lolo et son placement reconnaissables entre mille sont bien là pour cingler durement les injustices et les hypocrisies à coups de textes toujours ciselés et incisifs, on adore particulièrement quand la guitare prend le dessus, quand le rythme s’accélère et même quand l’esprit frise la fusion rapcore (sur Comment savoir ? par exemple) mais on sent quand même une certain détresse dans le filigrane de la colère exprimée, les temps ont changé, l’envie d’un ailleurs salvateur est là, la sensation de solitude au sein d’une foule amorphe aussi, alors on ne s’étonne même plus que le chaos règne, que Lolo empoigne une contrebasse et Drik un micro sur un morceau qui donne envie de sortir une galette de BANANE METALIK, Blind drunk.

Le groupe effectuera quelques dates ensuite (on se rappelle avoir fait la sécu à Cuxac pour le Zap & Rock, fallait qu’on aime hein !) pour ensuite se faire - trop - oublier, on attend toujours une suite à l’histoire, et Satan sait que les problèmes ne s’arrêtent jamais… Dont acte ?!

La pochette intérieure est habilement mise en page, on y trouve aussi les textes auxquels l’amigo Pierrick Starsky a entre autres mis son grain de sel, tandis que Yann HXC a croqué avec talent les membres du groupe, un bel objet que voilà, en même temps qu’une bonne dose de rock conscient.

https://gilbertetsesproblemes.bandcamp.com/album/en-transit

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac