Chroniques vinyles
15
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Toujours intouchable mais pas autant qu’avant.

Un peu de speed, The Song remains the same en entrée, youpi, énergie positive dans ces structures alambiquées, le ciel se couvre soudain pour The Rain song, le climat est assez planant, typé folk rock post-psychédélique et assez expérimental malgré quelques coups de tonnerre comme le costaud Over the hills and far away. Le groupe aborde même le funk avec le foufou The CrungeRobert Plant signe James Brown, le morceau s’avère assez gênant pour qui révérait les racines blues / folk ici chamboulées par une infâme invasion de claviers aux sonorités modernes que l’on penserait presque anachroniques si l'on ne respectait pas le talent des défricheurs anglais.

Dancing days est assez irrésistible, mérite carrément son titre en instillant dans les esprits cette bougeotte tue-routine qu’on ne cesse de chercher partout où c’est possible mais D’yer Mak’er nous enfonce soudain dans la perplexité : notre sainte horreur du reggae d’abord, bien sûr, mais aussi la compréhension que les musiciens pensent désormais à eux, leur plaisir, font ce qu’ils veulent, pas ce qu’ils doivent, une direction louable mais musicalement insupportable pour l’amateur de hard pionnier. Difficile par contre de faire plus beau que cette ballade bluesy, No quarter.

On a une nouvelle fois droit à un pochette dénuée d’indicatifs (ou presque, ouvre les œils, en tout cas pour ce pressage) avec l’intervention des graphistes bien connus de chez Hipgnosis pour un résultat qui raye un peu les rétines mais où les symboles ne manquent pas. En tout cas, malgré l’ascension des enfants sur ces sortes d’orgues basaltiques, on se dit, avec tout le respect dû mais peut-être un peu vite, que celle de LED ZEPPELIN est terminée.

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