Une petite contribution ?

Chroniques DVD
14
Sep
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : hicksploitation tardive / à guedin, guedin et demi !

Scénar : Cynthia sort de l'hôpital psychiatrique après un grand malheur (bébé seul dans la baignoire, glouglou, oups), ses proches pensent que la ramener sur les lieux de sa lune de miel est une bonne idée alors hop, un coup d'hydravion mais ah ben zut, c'est la panne, atterrissent sur une île qui n'était pas prévue sur l’itinéraire alors du coup plantent des tentes. Et crac, une des copines se blesse. Du coup, en traînant sur l’île ils découvrent une vieille bicoque où le temps semble s'être arrêté en 1920. Les habitants, Ma et Pa, un vieux couple aux abords fantasques, arrivent et s'avèrent presque accueillants même si tout indique qu'ils sont coupés du monde et…bizarres. Et leurs visiteurs n’ont pas encore vu les autres - splendides - membres de la famille, Fanny, Woody et Teddy, qu’on pourrait rapidement qualifier de débiles profonds. Et puis c’est qu’ils feraient presque peur ces cons-là…! Et quand un des copains meurt mystérieusement, la peur s'installe.

John Hough est un réalisateur britannique bien connu des fans de cinéma bis (hammerophiles notamment) mais aussi de Chapeau melon et bottes de cuir dont il réalise plusieurs épisodes entre 1968 et 1976. Changement d’univers avec American gothic qui, bien qu’il figure deux montres sacrés sur son affiche raccord avec un titre heavy-demment inspiré du tableau célébrissime de Grant Wood (1930) portant le même nom et ici détourné, n’atteint pas réellement des sommets. Bon tout d’abord les acteurs, la magnifique - ici forcément très vieillie - Yvonne De Carlo apparut dans plus de cent films et pas des moindres (Les Dix commandements, L’Esclave libre, Le Grand McLintock…) tandis que Rod Steiger restera pour toujours l’émouvant Juan dans Il était une fois la révolution (on le voit aussi à plus de cent-cinquante occasions à la télé ou au cinoche, citons quand même Le Docteur Jivago, Dans la chaleur de la nuit, Lucky Luciano et Les Derniers jours de Mussolini).

Nous sommes d’accord (enfin, y a intérêt), le schéma hicksploitateur est ici franchement classique (des citadins du genre neuneu rencontrent une famille de dégénérés complets dans un lieu pas super accessible aux ballerines et aux mocassins à glands) et pourtant, même très typé années 1980, American gothic s’avère bien foutu dans sa simplicité : beaux paysages naturels (le film semble avoir été tourné en Colombie-Britannique), pas d'effets spéciaux moisis à se coltiner, pas besoin car pas grand-chose d’horrifique à voir là-dedans, c’est une ambiance glauque bien agréable qui fait tout le boulot (quand la culpabilité rencontre un jour l’effroi) et les acteurs pas connus sont assez convaincants (y a quand même de ces tronches qu’on n’aimerait pas croiser dans la forêt à minuit du soir, twalgenre ?) pour un ensemble sympathique et de plus nanti d’une musique rythmée, parfois flippante entre aiguë et tendue, composée par l’homonyme Alan Parker.

Bonus : bande-annonce

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