Chroniques vinyles
12
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Oui, c'est vrai que LED ZEPPELIN était surtout représenté par le formidable guitariste Jimmy Page et la voix particulière de Robert Plant.

Se faisait plus discrète (?) la section rythmique la plus hallucinante du rock moderne. Ce double album le montre direct dès les premiers morceaux, n'importe quel batteur de n'importe quel niveau doit franchement se demander d'où sortent ce groove extraterrestre, ces rythmes incroyables qu’infligeait John Bonham à son acolyte bassiste John Paul Jones, dans quelle dimension allait-il donc chercher ces breaks incroyables ?

On veut bien croire à la puissance de l'improvisation et du bœuf en studio (que l’on peut sentir et entendre au passage sur l’album même) pour faire naître des compositions à tiroirs comme celles qui parsèment ces quatre faces mais quand même, ces quatre personnes n'étaient forcément pas faites comme les autres, n'étaient peut-être pas faites pour être entendues si tôt dans une histoire du rock somme toute assez récente pour subir soudain de telles révolutions comme la naissance du Dirigeable de Plomb à la fin des années 60 et son essor quasi-immédiat.

Les influences des musiques soul et funk sont déjà très nettes et ne sont pourtant qu'au début de leur profonde infiltration dans un répertoire qui reste majoritairement rock si l'on considère l'ensemble des morceaux (au nombre de quinze). Certains ont la longueur classique du morceau rock qui avoisine les quatre minutes, voire un peu plus, mais certaines épopées excèdent allègrement les six minutes comme Ten years gone, In the light, le fabuleux Kahsmir ou In my time of dying, dépassant les onze minutes. Ceci dit, leur nouveau label ne râlera pas, c’est le leur.

Au rayon palpable, on ne cessera jamais de jouer avec ces fenêtres découpées auxquelles correspondent des personnages que l'on peut choisir de faire apparaître, ce n'est pas le sale boîtier du CD qui suivra une dizaine d'années plus tard qui permettra de tels plaisirs de jeu, ce petit support devenu quasiment jetable fera perdre son côté mystique et ludique à la musique, ce qui rendait d'autant plus précieux un pavé-bijou tel que celui-ci, à la fois le plus hard et le plus varié de tous les disques depuis le début foncièrement blues des britanniques.

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