Une petite contribution ?

Chroniques DVD
10
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller à tiroirs

Scénar : aux Antilles, un homme rentre avec son bateau et un joli panorama sur une belle blonde habillée au strict minimum sans se douter qu’il est surveillé de près puis suivi par une voiture. Mais Jeff Heston s'avère être un pilote redoutable, il ne se laisse pas faire, doté qu'il est d'une Ford Mustang qu'il n'hésite pas à faire grimper aux escaliers. S’il finit par se débarrasser de ses ennemis, il ne semble pas comprendre pourquoi lors de son échappée un de ses amis lui tire dessus… Après cette petite course poursuite, il se retrouve en taule d'où on vient le chercher : l’Organisation veut récupérer son ancien tueur à gages mais celui-ci l’envoie bouler, préférant prendre le large avec son ami Killain qu’il charge de retrouver la fille avec qui il était et l'homme qui lui a tiré dessus, Coogan, richissime coureur automobile. Qui s’y frotte s’y pique !   

Après une trilogie de très bon westerns 1, Sergio Sollima s'attaque au policier façon thriller / action et comme souvent dans les films du genre avec Charles Bronson, le début du film se distingue par peu de dialogue mais beaucoup de mouvement, Ennio Morricone nous gratifie d’une partition sacrément adéquate avec ces pointes quasi-psychédéliques et stridentes à la fois, et c’est parti pour de longues courses-poursuites que la légendaire voiture américaine au Mustang domine quand même largement mais flambe un peu trop rapidement quand on la farcit de pruneaux, d’ailleurs place aussi à de vigoureuses fusillades en pleine rue, des trahisons, des personnages troubles, rien de terriblement original mais ça fonctionne plutôt pas mal avec un casting costaud : Bronson est un type un peu étrange et puissant, respecté même par les araignées, Michel Constantin ici dans un rôle assez différent de son habitude, Telly Savalas toujours bon en caïd hautain sans oublier la belle Jill Ireland, pas du genre frileuse.

C’est quand même dommage que l’on trouve la fin un peu longue avec ces entrelacs scénaristiques pas super indispensables (les flash-backs au ralenti ou pas, deviennent embarrassants pour des personnages qui ne manquent pas de l'être déjà parfois comme Vanessa…) quand on a réuni les acteurs, les bagnoles (jolie défilé de grosses américaines, sans compter les très jolis hydravions !!) et la musique qu'il faut pour mener au bout un film de ce type ! Notez la magnificence de certains décors, par exemple ce paysage presque bucolique des marécages où trônent comme d'anciennes divinités oubliées les carcasses fantomatiques de bateaux abandonnées à la vase ou les grands espaces marins superbes quand striés par de longs ponts semblant relier un continent à un autre !

1 voir Colorado, Le Dernier face à face et Saludos, hombre.

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac