Chroniques cinema
01
Jan
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie dramatique

Scénar : que peut faire une jeune mère seule avec son bébé alors qu’elle est frappée par la pire des pauvretés ? Elle finit par l’abandonner dans une luxieuse voiture en croyant « bien » faire mais malheureusement celle-ci est volée par des malfrats qui s’aperçoivent de la présence du bébé et l'abandonnent à leur tour. Tu parles d’un début de vie ! Et voilà Charlot le charclo qui s'amène, découvre le bébé et essaie de s'en débarrasser à son tour par tous les moyens mais rien n’y fait, il se résout donc à s'en occuper, il s'appellera John. Cinq ans plus tard, John a bien grandi et casse des vitres afin que son père les répare ensuite mais la police guette toujours la misère de près. Maman de son côté est devenue une grande chanteuse et offre la charité aux pauvres sans se douter que son fils ne se trouve pas loin…

Ce conte à la Dickens est le premier long-métrage de Charlie Chaplin (qui joue, réalise, produit et compose la musique !) et on peut vous dire qu’en salle avec une classe de maternelle, revoir ce classique du cinéma est une expérience étonnante, c’est juste dommage pour les sous-titres que les marmots ne peuvent lire. Ceci dit, l’histoire enchaîne gag sur gag, le tout rythmé par un musique assez irrésistible (surtout entrecoupée du rire des enfants), qui peut résister à cette poursuite légendaire avec l’agent de police ou la bagarre hilarante avec le gros balèze ?

Mais ce classique intemporel, quasiment cent ans après le tournage, est en même temps la triste évocation d’une extrême misère qui règne dans les bas-fonds de la pré-Grande dépression. Pourtant, malgré certaines scènes tragiques (cette photo qui brûle par accident, la poignante saisie de l'enfant…), l’espoir n’est pas mort dans cette vie pleine de gadgets et de débrouille (la chaise à langer, le berceau, le biberon, tout est drôle et fait maison, rien ne tombe encore tout cuit !), et le rêve non plus (pour lequel le réalisateur se montre très inventif dans les effets, en particulier dans la partie avec anges et diables).

Truffé de réalités encore très actuelles, on ne peut que recommander de revoir Le Kid à toutes les générations. 

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