Une petite contribution ?

Chroniques DVD
14
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: cannibales timides  

 

ScénarJohn Bradley l'insupportable blondinet fait plein de belles photos et le soir où il assiste à des combats de boxe thaïe, de joie il plante un mec dans un bar mais cela ne l’empêche pas de se casser faire d'autres photos le lendemain comme si de rien n'était. Connement, il est bientôt enlevé par de très vilains autochtones assez fans de tartare humain qui vont lui faire regretter la prison car son évasion, du moins sa tentative, lui attire d'entrée quelques menues tortures.

Umberto Lenzi passe en bon bisseux italien par tous les genres depuis des décennies: cape et d’épées, aventure, péplum, espionnage, polar, guerre (1) ou giallo (2)... Voilà maintenant qu'il donne naissance, carrément, à un nouveau sous-genre affreux : le film de cannibales. Exotique avec ses paysages de rêve (et sa jungle, ses triporteurs, ses éléphants, ses oiseaux et ses reptiles...), Cannibalis dépeint des personnages sévèrement stéréotypés, forcément condescendants vis-à-vis des "sauvages". Ce n'est pas faute de l'avoir prévenu mais l'européen avec ses airs supérieurs a toujours raison. Ce John (Ivan Rassimov, un grand spécialiste du bis rital) devient pourtant rapidement une victime très docile, on fait moins le malin là hein ?! 

Le carnage annoncé est néanmoins bien long à venir et rien de méchant ne se produit vraiment et, si certes mutilations diverses sont à prévoir au menu, la tripe sanguinolente n'empêche pas l'amuuuuuur qui va naître dans le coeur de la fille fort mignonne et dévêtue (Me Me Lai), on en profite pour signaler que les pépées "thaïlandaises" sont à croquer (gniahaha) même si pour forcer le trait, sacré Lenzi, au bout d'un certain temps s'intègre une touche d'érotisme souvent ridicule. Les femmes nunuches ne sont de toute façon pas forcément épargnées en général dans le genre.

Des invraisemblances (un journaleux qui soigne la diphtérie, ça c’est classe, et puis on entend les pensées de John mais pas de sous-titres pour les cannibales, ça stimule, mais on ne comprend pas vraiment comment le prisonnier lui comprend ce qu'on lui baragouine, la bouche pleine qui plus est...) et des scènes avec les animaux particulièrement révoltantes, sensées apporter du sang au moulin du "réalisme tribal", ainsi qu'une image cruelle façon "mondo". Les fans de boucherie trouveront leur compte dans ce film d'aventure pas forcément raté mais totalement bis dans ces grandes largeurs et donc historique dans une certaine mesure, merci encore aux traducteurs pour un énième titre ridicule !

(1) La Légion des damnés de Umberto Lenzi (avec Jack Palance, Thomas Hunter…) 1969

(2) Le Tueur à l'orchidée de Umberto Lenzi (Avec Antonio Sabato, Uschi Glas...) 1972

 

 © GED Ω - 28/07 2014

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

thrash metal vinyle slayer