Chroniques DVD
20
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller qui vire à la catastrophe, c’est écrit dessus !

Scénar : la vie n'a rien appris mais n’a rien rien épargné à Annie, ce danger public foire totalement son permis de conduire pendant que son mec, Alex, un flic à moto qui discrètement reproduit en gros la vie de son ex Jack (danger, blessures etc.) poursuit un camion fou qui déverse sur son passage tout un tas de machins manquant de le foutre en l’air à chaque seconde. Pour se faire pardonner de le lui avoir caché, il propose à sa belle les Caraïbes, hop ! Paquebot de beaufs nous voilà, une option cependant n’était pas prévue au menu : le frappadingue John Geiger à bord avec un chouette « équipement de golf » qui lui permet de prendre le contrôle du navire de manière méticuleuse et machiavélique. Cet ex-employé de la compagnie a bien préparé sa vengeance. Quand le bateau commence à dériver, l'équipage se demande pourquoi il ne peut reprendre la barre, le capitaine en tombe même à la renverse. Geiger coupe toutes les communications vers l'extérieur et exige l'évacuation du bateau… Mais tous n’ont pas le temps de s’exécuter…

Les tornades de Twister 1 n’étaient peut-être pas assez impressionnantes pour Jan De Bont, pourquoi ne pas détourner ensuite un paquebot l’année suivante et coller Speed dessus, ça occupe et ça vendra un peu non ?! Sandra Bullock est assez drôle en moulin à paroles (mais quel vocabulaire, la faute peut-être à la version française ?) qui dès qu’en maillot met à genoux le public puis sait faire preuve d’une solidité à toute épreuve pour une confrontation avec un méchant à sa taille, ça tombe bien, y a du costaud, Willem Dafoe est toujours très bon pour jouer les psychopathes de service et vu la galerie de personnages plus cons les uns que les autres, on se met presque à croiser les doigts pour qu’il gagne la partie. Mais c’est sans compter sur le plutôt transparent Jason Patric, le mec parfait (beau, gentil, musclé, courageux et qui en plus connaît le langage des signes) pour qui tout est parfois un peu trop facile. Mais bon, sincèrement, tu le vois s’gaufrer à la fin le super flic américain toi ? Hein ?!

Speed 2, vous l’aurez compris, n’est pas franchement excitant. S’il tente de s’approprier tous les attributs du film catastrophe, il se situe plus dans une lignée Die Hard and Co., moins « speed » et suspense que le premier film, avec son lot de scènes grotesques (« hop, je ferme la porte à l’ordinateur-brassard pour échapper au flic à un mètre de moi »), particulièrement une fin collectionnant les explosions gigantesques, les effets spéciaux numériques pas bien vieillis et de grosses longueurs bavardes et cucul, on ajoute à la note une musique généralement assez moisie (le générique de fin bat tous les records mais on a aussi Shaggy, Jimmy Cliff, UB40, Sting, blablabla), mais peut-être pas autant que les dialogues. On est tout de même heureux d’apprendre qu’aucun d'animal n’a été blessé, qu’aucun océan n’a été pollué (!!) pendant le tournage. Les meilleurs moments ne sont quand même pas les films dans le film mais on les cite quand même, parce que c’est comme ça : Torpilles sous l'Atlantique et Lolita. Et toc.

Bonus : bande-annonce

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