Chroniques VHS
07
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

james bond 007 aventure espionnage

Genre : parodie ratée mais luxueuse de 007

Scénar : une brochette d’huiles de l'espionnage international déboule dans un domaine gardé par d’innombrables lions, c'est celui de James Bond. Anobli, il vit désormais dans l'opulence mais aussi dans l'aigreur d'avoir été remplacé par, à ses dires, un véritable muffle. Très conservateur, il reproche à tous d’être devenus des marchands de gadgets en lieu et place d'agents désintéressés et patriotes comme antan. Pourtant, malgré ses réticences, il va devoir reprendre du service - après la destruction de son palais - alors que les espions de tous les pays tombent comme des mouches.  

 

Deuxième version du récit Casino royale, cette fois sur grand écran 1, ce James Bond hors-série est pour le moins loufoque avec un casting complètement dingue (Peter Sellers, David Niven, Orson Welles, Woody Allen, William Holden, Charles Boyer ou encore Jean-Paul Belmondo, et moustachu avec ça ! Comme dans les « vrais » James Bond, on peut aussi compter, sans machisme aucun, sur des poupées sublimes (Barbara Bouchet, Jacqueline Bisset, Ursula Andress !!!), des courses-poursuites et plein de bagnoles cassées, une base secrète kitsch, la seule différence notable dans le schéma étant que ce Bond-là ne se dépare jamais de ses bonnes manières malgré les nombreuses tentations (les filles écossaises sont par exemple volcaniques) et dort avec un bonnet de nuit, sûrement pour protéger son énorme égo.

 

Là où le bât blesse, c’est dans l’excès car le film mélange tout et n'importe quoi (la créature de Frankenstein, les cow-boys et les indiens, le muet, et on en passe…) : des clins d'œil pas subtils en cascades, des personnages totalement givrés, des dialogues et des transitions surréalistes parfois, des jeux de mot francisés pour le VF (le docteur Noé… Pfff !), des gags - tellement trop - cartoonesques, c’est la foire totale et on pourrait ranger ça pas loin de La Panthère rose, Docteur Folamour, L’Espion qui venait du surgelé, voire de nos Barbouzes nationales pour cet humour hyper burlesque qui ne fera pas rire tout le monde et qui a tendance à en faire tant qu'il en devient lourd à la longue, d'autant que le film, souvent décousu en plus, dure plus de deux heures. On retrouve aussi, c’est moins grave, des touches rappelant des choses que l'on préfère comme Fantomas ou Le Prisonnier. Ce cocktail donnera des décennies plus tard naissance à la « saga » Austin Powers entre autres, qui aura la gentillesse de ne pas, contrairement à ce Casino royale-là, nous infliger la voix presque délicate de Mireille Mathieu au détour d’un plan. Merci !

1 la première était sous forme de téléfilm, voir Casino royale de William H. Brown Jr. (avec Barry Nelson, Peter Lorre...) 1954.

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