Chroniques VHS
07
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : pas un numéro, mais un homme liiiibre !!!

Scénar : a-t-il déposé sa démission ? En tout cas l’homme est rayé des cadres de son agence d'espionnage. Le temps de faire ses valises, il est enlevé direct après avoir été gazé. Il se réveille dans un étrange endroit : « le village » où personne ne semble pouvoir le renseigner tant qu'il n'a pas de « numéro ». Il apprend être le numéro 6. Il finit par rencontrer le numéro 2 qui semble en savoir long sur sa démission, il comprend que ses « hôtes » veulent remplir les vides du dossier qu'ils tiennent sur lui et connaître le motif de sa démission. Mais ils sont tombés sur un os avec leur nouveau prisonnier. Ulcéré par son enlèvement, celui-ci tente rapidement de trouver une issue pour se tailler mais d’énormes ballons blancs patrouillent et empêchent toute évasion. C’est donc de l’intérieur, où les citoyens numérotés sont contrôlés comme des pantins, qu’il va chercher à faire craquer ses geôliers qui le maintiennent entre Le Marteau et l'enclume 1.

Ce superbe coffret de six cassettes contient l’intégrale des dix-sept épisodes (inclus les trois inédits) et plonge le téléspectateur dans une série hors du temps et de l’espace ou presque, dans la grande tradition des étranges autres feuilletons de la charnière des années 60-70 (du genre Chapeau melon et bottes de cuir, Le Saint ou Les Mystères de l'Ouest) qui mêlent aussi mystère, suspense, science-fiction, espionnage et kitsch rétro futuriste. On pense aussi évidemment à un monde parallèle à la Alice au pays des merveilles (regardez donc Échec et mat), ou aux futurs Orange mécanique (expérimentations scientifico-médicales et torture psychologique permanentes de rigueur) et The Truman show qui a forcément ponctionné des influences ici où toute vie est enregistrée et filmée…

Les épisodes sont très différents les uns des autres (un est même tourné sous forme d’un western !) mais toujours nantis d’un scénario à suspense et à facettes multiples, de dialogues soignés et piquants, ils sont aussi unis par le mystère d’un univers aux costumes et aux décors étranges (les réalisateurs ont visiblement un gros faible pour les rayures !). Dans ce paradis de la mini Mocke règne une ambiance de paranoïa totale (sur cet échiquier d’un genre nouveau, et en pleine guerre froide dont la série est forcément une métaphore, « rien ne distingue les blancs des noirs »…) et parfois horrifique avec en bonus pléthore d'incessants sons aigus perpétrés par une fanfare mais aussi des klaxons et autres rayures stridentes.


A la tête d’un sacré casting de sales gueules, Patrick McGoohan (également co-créateur de la série !) est un grand acteur et hyper bon dans ce rôle d'agent guindé et furax qui ne dédaigne pas les tics à la James Bond (la violence contrebalancée par le dandysme flegmatique et ironique semble son crédo) et s’avèrera le prisonnier le plus casse-burnes de l'histoire de la détention jusqu’à une fin totalement azimutée qui fera couler beaucoup d’encre et contraindra même à s’exiler un temps les concepteurs de la série. « Bonjour chez vous » ! qu’ils disaient !

1 titre d'un épisode absolument génial !

Personne n’échappera au fantastique morceau d’IRON MAIDEN inspiré par la série :

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