Documentaire
20
Sep
2007

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

[Est-il utile de révéler ses secrets personnels en écrivant une chronique ?

En fait, rien à braire, vous y aurez droit et puis c’est marre. Et c’est encore plus drôle quand on ne l’a JAMAIS dit à PERSONNE. Une fois le silence autour de moi, un phénomène se répète depuis mon enfance, quand je prends un objet dans mes mains, de la musique se crée dans mon cerveau déjanté. Et je dis bien se crée car si elle est inspirée par l’écoute des milliers d’albums qui jonchent le sol ici, les « bandes originales de saisie d’objet » (c’est un concept) ne sont jamais des morceaux pré-existants mais bien des impros souvent méchamment rock mais aussi folk, jazzy ou salement martiales. Quand j’ai chopé Au-delà de l’Avenue D, c’est un étonnant mélange de RAMONESSTOOGES et MC5 qui est arrivé en dérapant dans mon petit cervelet déglingué. FIN]

Voilà comment l'histoire commence : « Mes parents, trop sympas, me payèrent le billet d'avion pour me faire plaisir, bien qu'ils n'étaient sûrement pas trop chauds à l'idée que je parte en Amérique avec un hippie, à 17 ans,  sans avoir terminé mes études aux Beaux-Arts », d'autant que « Arrivés à Boston, on est évidemment pas resté plus de cinq minutes chez le père de Bruce.  A la place, on a acheté un van […] complètement pourri pour 100 $ à un hare-Krishna. On l'a équipé d'un lecteur de cassettes à l'avant et un grand matelas à l'arrière, et on a pris la route, la grande : route 66, Tout content de commencer notre grande aventure, notre épopée, notre Easy Rider en camionnette ».

Mais c'est plus à New York que l'histoire avec un grand H qui attend Philippe Marcadé, le frenchie de la Big Apple du pré- au post punk rock. L’arrivée du sida fera au début de la décennie suivante des ravages dans la scène new-yorkaise et scelle la fin d’une époque sans parler de la drogue qui devient primordiale (y compris pour l’auteur), tue les groupes et les couples, mais apparemment pas la mémoire. 

Etre là « au bon endroit au bon moment », voilà l’expression qui qualifierait au mieux l'auteur de cette tranche de vie qui dépeint une incroyable galerie de légendes destroy que le bonhomme croise sur sa route (AEROSMITH, les WAILERSNEW YORK DOLLSRAMONESHEARTBREAKERS CRAMPSBLONDIE, le CLASH et d'innombrables autres !!) avec un langage imagé sans oublier une bonne dose d’autodérision pour conter les plus croustillantes anecdotes qui font de ce bouquin un essentiel pour qui voudra prétendre à la littérature tous-terrains obligatoire pour tout rockeur qui se respecte. A ranger au côté de Mort aux RAMONES et The Dark Stuff, l’Envers du rock.  

 

269 pages avec quelques photos en N&B, 24€ 

ISBN : 9782350121765 

 

© GED Ω - 20/03 2015

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