Chroniques concerts
09
Oct
2017

On avait déjà annoncé la fin joyeuse de Freelife par ce petit festival 1,

et crac ça y est on y est, un peu en retard même.

Et du coup de la scène extérieure, c’est WOUNDED THRONE que l’on verra en premier, désolé pour les précédents, et le metalcore est de rigueur avec des (ex- ou pas) membres de BONESCRAPER entre autres. Les compositions sont jeunes mais sympas, le chanteur bavard mais motivé, mais le son ne permet pas forcément de se faire une idée très précise des subtilités du groupe à moins que la surdité nous ait définitivement défoncé les feuilles. Détail rigolo, puisque personne ne semble vouloir bouger devant la scène, un bâton le fera à leur place, avec accroché au bout un jeune type, à moins que cela ne soit le contraire. Le sport, c’est beau.

Les copains de KROSKA prennent la suite avec un punk oi! de plus en plus carré, toujours entre rugosité et mélodies entêtantes, certains morceaux, Soy d'aqui, Lonsdale et Take my soul en tête (aux textes méchamment critiques et antifascistes comme il se doit avec cette formation) sont de vrais tubes en devenir avec des refrains qui tuent. KROSKA n’inventent rien mais n’en possèdent pas moins une identité forte, un son propre et suivent le chemin de leurs aînés sans faire de compromis. L’intégrité, y a que ça de vrai. Et la reprise de Jouer avec le feu des SHERIFF est une surprise de bon goût qui fait toujours putain de plaisir.

Alaaaarme, c’est déjà l’heure de filer dans la salle - en même temps que le bar qui semble doté de jambes - installer le stand et LES SOLS CIRÉS entament la soirée avec une mixture ska / hip hop / rock / punk que l’on situerait suivant les moments entre MASSILIA, les BERU et TRYO option beatbox. Honnêtement, on est quand même bien plus fan de la fin plus rock et énervée du set qui contient de plus une surprise, une reprise des MARTO'S PIKEURS (!!!) suivie du morceau dont les textes ont été commis par le sieur Souflette ! Narbonne, ça donne ! Big up à deux frères d’armes !

Se canto, et hop GK déboule et, tournage d’un DVD ayant été annoncé, on sait déjà qu’il ne faudra pas grand chose pour faire partir les braises. A ce sujet, le groupe avait promis lo fuoc, les Canadairs étaient de sortie à notre arrivée, triste coïncidence. Mais revenons à la musique, GOULAMAS’K, doit-on le répéter une millième fois 2, est désormais une formation stable et absolument imparable pour tout fan de ska / rock / punk / metal tant l’énergie qui se dégage de la scène fait voler les béquilles comme à Lourdes et transforme les blessés en guerriers. C’est toujours un peu dommage que certains devant doivent être calmés à coups de latte (et pas poussés de la scène, si certains voient ce que je veux dire) parce qu’ils ne tiennent pas la binouze, ceci dit, l’ambiance est globalement chaleureuse et conviviale avec un répertoire au poil, et puis on n’échappe jamais aux dérapages, en particulier avec de la bière sur le carrelage.

Après un set pareil, on n’aimerait pas être LES SALES MAJESTÉS. Pourtant le groupe va déclencher à son tour les mêmes plaisirs (et les mêmes travers d'ailleurs), c’est un vrai régal d’aller pogoter comme un ado et recevoir dans ses bras des slammeurs plus ou moins dévêtus et suants au doux son de ces hymnes gouailleurs dont un Camarade joué deux fois. On a vu le groupe je ne sais combien de fois 3 mais à chaque fois on est heureux de voir que tout fonctionne toujours aussi bien malgré les changements de line-up ou les nouveaux morceaux, de la première à la dernière seconde on prend son pied et on partage avec le groupe la rage qui nous habite tous quand on fait le constat de nos vies comparées à celles de belles ordures dont les noms saliraient le site. Ici on reste soi-même, sans dieu, sans maître et, forcément ensuite, sans tympans. Punk as fuck bordel de dieu !!

Spéciale Ged-y-casse à Julien qui s’est cassé le bol pour que La Route sans fin soit sur un stand, mais aussi à GK et LSM, des gens définitivement adorables, à tous les doux dingues de la Ged-set qui se reconnaîtront ainsi bien sûr qu’à Anaïs.

1 voir L'Asso Freelife dégaine le Festi's DEAD : la mort n'est pas une fin !.

2 voir les tonnes d'articles ici : https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=goulamas&ordering=newest&searchphrase=all&limit=20.

3 on a quelques trucs en stock par là : https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=les%20sales%20majestes&ordering=newest&searchphrase=exact&limit=20.

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