Chroniques concerts
18
Mai
2015

On a eu beau croiser doigts et orteils pour un temps printanier qui irait bien avec l’apéritif généreux

qui montrait sa frimousse, c’est à bloc de vent, et de pluie, qui nous accueillent à laPlace... Ceci n’empêche pourtant pas les moshers, parfois venus de très loin, de déferler en nombre correct. 

 

C’est sous le nom de MOSH PIG que se dissimulent certains membres du récemment défunt PATRIARC, le trio thrashy grind figure aussi Mathieu (REPTILICUS TERROR SHARK) au micro pour un délire à la old NAPALM, on remarque particulièrement un batteur qui envoie de putain de grosses patates dans ses cymbales et une folie générale assez communicative. A suivre donc, avec un peu plus de monde devant. 

 

ATARA, inconnu des services de renseignement de la Church, est une bonne surprise avec son grind bourrinas aux parties écrabouillantes jouissives qui provoquent un vrai carnage in the pit, c’est également le dernier concert du chanteur, ça se fête non ? Un "adieu" aux effluves black metal assez nettes qui du coup détonnera un peu avec de nombreuses prestations grind beaucoup plus linéaires même si destructrices en Diable. 

 

Avec les franc-comtois de WHORESNATION ça ne pardonne pas, le grindcore ultra brutal et super carré mené par une voix de gorille à qui on aurait piqué la banane b(l)astonne sans arrêt, épuise les troupes moshisantes qui s’étripent tel un ost avide de death-y-b’Hellz, les incursions du groupe dans les domaines punk crust et death metal épicent délicatement les compositions explosives d’un groupe qu’on va continuer à suivre un bout de temps. 

 

Place aux lyonnais de WARFUCK avec une fois de plus un grindcore matiné de power violence qui bombarde à donf, notez bien que c’est fou le bruit que l’on peut faire avec si peu de "personnel" (WARFUCK est un duo !!), et on invite les curieux à se jeter sur l’album Neantification qui aura tôt fait de convaincre les amateurs de brutalité véloce. Et live, c’est encore plus éprouvant, on vous aura prévenu ! 

 

On a parfois peur d’être illisible tellement on se répète, mais la tête d’affiche AGNOSTIC FRONT semble invulnérable, pas grand chose à dire de plus sinon que l’on se prend encore une belle tannée de hardcore et quand on ne connaît pas déjà les morceaux par coeur, on les apprend avec autant de facilité que les précédents aaargh ! Et le tout dans une ambiance du tonnerre qui change un peu après un passage où certains s’échangeront des politesses pour pas grand chose. Cependant, RIEN ne fera redescendre la pression, voici une première soirée intense, à demain pour la suite !!

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