Chroniques DVD
11
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

sergio martino giallo hilton strindberg dvd

Genre : giallo

Scénar : Kurt Baumann meurt dans un accident (de maquette) d'avion pendant que sa femme s'envoie en l'air - et sans billet hein ?! - avec un autre. Hop, elle hérite d'une assurance-vie d'un million de dollars. Son ex, un tox, ne tarde pas à la faire chanter, mais il est poignardé. Plus tard quand elle vient récupérer le liquide, elle tombe sur la maîtresse de feu son mari qui veut, forcément, sa part : étincelles. Heureusement, Peter Lynch, enquêteur pour la compagnie d'assurance, est là pour la sauver mais avant qu'elle ne file à Tokyo, elle aussi est joliment poignardée. Et voilà la police grecque (nulle en puzzle), mais aussi Interpol, qui s'en mêlent ! Sans oublier Anita la journaliste difficilement résistible et peu farouche.

Le casting est à la hauteur avec des habitués des films jaunes au couteau : la belle Anita Strindberg, nantie ici d'un affreux galurin rouge, multiplie à ce moment les tournages (voir par exemple L'Homme sans mémoire ou La Rançon de la peur. On retrouve aussi Ida Galli (L'Emmurée vivante de Lucio Fulci...) et le grand George Hilton (Le Temps du massacre de Lucio Fulci aussi, Folie meurtrière de Tonino Valerii...)

Le giallo, nonobstant couteau, couleur et cris de femme, c'est aussi la musique désenchantée, froide et stridente signée ici Bruno Nicolai qui accompagne avec bonheur les habituels détails macabres : une scène dans un théâtre abandonné aux mannequins, des poupées bousillées jonchant le sol... Un poil de gore pour le plaisir rompt le suspense pour précipiter l'effroi, classique !

Comme d'habitude avec les italiens, on apprend avec ce film à ouvrir une porte au couteau (voire la découper), à nettoyer les vitres avec les lèvres et même, au travers d'un gag neuneu de chez neuneu, que la boîte de paprika qui tombe dans la casserole n'est pas vraiment une bonne idée. Le film semble aussi sponsorisé par J&B, dont on voit des boutanches partout, comme souvent dans l'Italie du cinéma d'ailleurs, une boisson passée de mode depuis non ?

Parfois surdoué et nébuleux (Une scène filmée à l'horizontale mais pourquoi ? ===> nawak total), La Queue du scorpion est un polar plutôt réussi avec en prime, donc, les yeux sublimes d'Anita sous le soleil de Grèce ou le ciel grisâtre londonien. « Derrière chaque fortune se cache un criminel ». Et il persiste avec ça !!

Bonus : bande-annonce un rien présomptueuse avec ses comparaisons hallucinantes mais plutôt rigolotes, fiche technique, filmographies, galerie de photos et une interview du facétieux Sergio Martino (19 minutes) datant de 2008.

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