Chroniques concerts
07
Avr
2012

En attendant le premier car de la série dans un village de 300 habitants à tendance viticole, le ton est donné :

le gars qui passe à 8h30 du mat’ avec le Girls girls girls de MÖTLEY CRÜE à fond dans sa caisse est forcément un extraterrestre, aucune autre explication n’est plus plausible. 

 

Par ailleurs, elle est dure la vie du critique, une fièvre de cheval à laquelle s’adjoint une saloperie de chaleur estivale et un soleil supra luisant fait s’apparenter la journée à un sauna finlandais les gros velus en moins, les platanes en fleurs en plus. L’horreur totale pour un vampire allergique. Mais comment louper les sublimes suédoises en cette veille de poisson ? 

 

Les nîmois de GUT-SCRAPERS gratifient la Place d’un hard & heavy puissant mais les mondanités inhérentes au show-business empêcheront votre non-serviteur de regarder tout ça avec le sérieux maximal qui le caractérise, mea maxima culpa, je le refera plus si on me donne la possibilité d’arriver à l’heure en m’allouant un chauffeur patenté. 

 

HIGHWAY, découvert par hasard un jour au Charlie’s, rappelerait presque VENUS LIPS en plus heavy avec un grosse pointe des tronçonneuses AC/DC et KROKUS et une pincée des tout premiers DEF LEPPARD : gros chœurs pour faire glapir la foule et méchante section rythmique pour un party hard rock mené par un chanteur motivé. Personne ne semble contre les revoir pour un set plus long et plus haut sur l’affiche, on serait curieux de mettre les feuilles sur un CD. 

 

Les nouvelles GIRLSCHOOL option Joan Jett qui chanterait dans le MOTÖRHEAD vintage mettent les sens à sac : les hommes dans la salle rugissent face à un quatuor fatalement sexy et doué, c’est même limite qu’ils n’imitent pas le loup de Tex Avery en frappant le sol de leur tabouret tout en déroulant une langue de deux kilomètres, les femmes elles sont fières de voir les mâles en semi-rut se proterner servilement devant un groupe du sexe dit faible et qui bien évidemment botte le fion à toute la salle à grands coups de heavy rock. Un vrai petit régal auditif certes mais aux oreilles se joignent les yeux pour un plaisir presque intégral, ça nous change un peu des vieux punks décrépits ou des métalleux simiesques qui se bousculent souvent sur la scène de la Place. Le grand philosophe Julien Clerc ne disait-il pas, armé de sa voix caprine hérité de Satan le bouc Himself : « femmes je vous aime, et encore plus avec une gratte à la main » ? Et Barbara s’en crut si fière qu’elle dut monter un groupe et partir en tournée direct. Véridique hein ?!

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