Une petite contribution ?

Chroniques concerts
23
Jui
2011

La Fête de la Musique est toujours le moment, crucial s’il en est, du "j’y vais ou j’y vais pas ?".

En effet le 21 juin est souvent synonyme d’abominables beuveries bruyantes et cracras, ponctuées par les prestations lamentables de musicaillons hard-discount. Seulement il y a des endroits où l’on prit, ô joie, la précaution de convier sur la scène des groupes relativement doués dans leur domaine, par exemple à la Place Saint-Paul de Clermont-L’Hérault, capitale d’un soir du Death-y-b’Hell avec ses trois scènes dont seulement une nous intéressera ce soir, CéjiFrEd ?! et moi, l’ubiquité étant d’un âge où les musc’ sont encore attachés aux zoss, l’auteur est dorénavant trop vieux pour ces conneries, l’hospice est en vue camarades ! 

 

Commencer par (la fin d’) un set d’un groupe de reprises n’est pas facile, pour juger la subjectivité est reine, surtout quand le groupe en question, ONE LIGHT, ONE HEAD s’attaque au répertoire de NOIR DESIR. Car, crénom de crénom, on dira ce que l’on veut au sujet de ce groupe, de son chanteur, et de toutes les pages judiciaires de Télé 7 joursBertrand Cantat c’est quand même une voix inimitable et le projet osé de s’en rapprocher se termine souvent avec la grandiloquence d’un plat de nouilles. Nous n’irons pas jusqu’à balancer nos (petits) gobelets à la face du groupe car les musiciens qui le composent méritent souvent les honneurs de l’implacable jury. On se dit par contre que plancher sur des compositions tout en gardant une paire de reprises sous le coude serait une option moins casse-gueule que l’hommage permanent que semble proposer le groupe. Il est vrai, cela change des reprises de, au choix, AC/DC, les ROLLING STONES ou Jimi Hendrix, le Grand Cornu en soit loué ! Par contre, une impression fugitive mais agaçante point : n’y aurait-il pas comme un problème de son, genre un vieux larsen moisi qui ferait tranquillement le tour de la scène en cassant les noisettes de tout le monde ? 

 

KARMA est attendu au tournant depuis la dernière sortie au Rockstore (tiens un lien ici pour voir le reportage : KARMA [Fra] + JUST FOR ONE NIGHT [Fra] à Montpellier, Rockstore le 15/06/11), il se trouve que ça y est, pim-pam-poum, le groupe sort la contrebasse pour la première fois, exceptionnellement pour vous ce soir Clermont-L’Hérault, rendez vous compte ! Et au programme toujours ce croisement improbable entre grunge punky et poisseux et le rockabilly des origines, genre Carl Perkins et Johnny Cash tapent un boeuf avec NIRVANA. Comme on peut s’en douter dès le début, les morceaux les plus brutaux sonnent étrangement avec cette fameuse contrebasse alors que sur les morceaux (dont encore des reprises grrrr) les plus rock’n’fucking roll, on voit que le père Rémi a franchement bossé d’arrache-doigt (essaie de jouer avec un pied pour voir !) pour présenter une set-list décemment interprétée. Et rien que pour ça, félicitations à lui, on est d’emblée curieux de voir une prochaine date où tout sera en place. Pour le reste, par contre, une impression fugitive mais agaçante point : n’y aurait-il pas comme un problème de son, genre un vieux larsen moisi qui ferait tranquillement le tour de la scène en cassant les noisettes de tout le monde ? 

 

LA CASTAFIORE, invitée spéciale de votre non-serviteur, comporte en ses rangs pas moins de trois guitares, une basse et une batteuse, on est d’ores et déjà tranquilles sur un point, ça va fuzzer dans les chaumières ! Et effectivement dès le premier morceau et jusqu’à la fin du set, la bande assène bruyamment au public presque motivé (question d’habitude n’est-il pas ?) un tas de morceaux que l’on situera en parfait géographe au point de rencontre ultime entre punk rock déglingué, psychobilly sauvage et chant lyrique de stature internationale. Car n’oublions messieurs-dames que Pat qui officie à la guitare et au chant est un vrai numéro à lui tout seul, je ne préfère pas me lancer dans la description de Like a pucelle, reprise totalement azimutée de Madonna, tellement j’aurais peur de manquer de mots. Un excellent moment de rock’n’roll destroy et de bonne humeur communicative, à quand un petit vinyle pour célébrer avec fracas ces compositions délicates sur de la bonne vieille cire ? Mais au fait, par contre, une impression fugitive mais agaçante point : n’y aurait-il pas comme un problème de son, genre un vieux larsen moisi qui ferait tranquillement le tour de la scène en cassant les noisettes de tout le monde ? 

 

TROÏKA avait surpris son petit monde il fut un temps lors d’un concert volcanique dans la salle de Péret, autre grande capitale du cru, au moyen d’un répertoire puissant et délivré par un groupe de musiciens aguerris. Désormais (était-ce le cas avant : doute...) accompagnés par une batterie hell’ectronique et un sax / clarinette, le duo guitare / basse se partageant le chant, TROÏKA reste cantonné dans le rock alternatif à textes critiques et engagés mais laisse un peu sur la faim, en particulier à cause du son louche de cette batterie toute plate et étouffée. De plus les gouttes commençant à tomber, la peur de rouiller nous fait quitter les lieux, tout en laissant en suspens une question qui est encore de mise, n’y aurait-il pas comme un problème de son, genre un vieux larsen moisi qui ferait tranquillement le tour de la scène en cassant les noisettes de tout le monde ?

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