Chroniques concerts
03
Sep
2018

On essaie toujours ici d'éviter le triste gag d'une arrivée saluée par un « merci, bonsoir ! »

du groupe d'ouverture. Surtout quand il s'agit de copains qu'on était pressé de revoir sur les planches depuis un petit moment, les PALAVAS SURFERS pour ne pas les nommer. Mettons donc ça sur le compte d'une première édition, on a eu le son, on aurait juste aimé l’image.

Kicked in the teeth again, Piece of ass etc, NASHVILLE PUSSY est bien sûr là pour taper dans le lard, ça c’est du hard rock’n’roll qui tabasse et c’est death-y-dément toujours un plaisir de voir les américains - toujours très en forme(s) - dévaster les planches pour finir avec une guitare sans cordes, de la sueur plein les fronts et du Jack Daniels dans les pognes. Un set qu’on a forcément trouvé trop court car on en veut toujours plus, aaaargh !! Un silence étrangement assourdissant suit les derniers rugissements du set, on dirait que les gens chuchotent pour aller chercher une putain de pinte de bière, l’hallucination, mais soudain, crac, on entend débouler dans les enceintes, hilares, la playlist ultra brutale, absconse mais jouissive, d’un jeune homme aux goûts du genre barbares, excellent !

Mais « toutouhéyatoutouyahaéya », voici les norvégiens de TURBONEGRO qui s’emparent de la scène et, au risque de passer pour de fieffés iconoclastes, on note tout de même que le medley de QUEEN (argh !) était peut-être la meilleure partie d’un concert pourtant bardé de classiques du groupe (Get it on, I got erection, All my friends are dead, tous sont au menu !), devenu depuis classiques du punk rock tout court. Les tenues de scène, le discours, les poses, tout est bien là où il faut, chapeau de marin inclus, et le public exulte en même temps que votre non-serviteur, fan depuis toujours de l’entité qui venait du Froid. On ne s’attendait carrément pas à les voir jouer si près de la maison, c’était la bonne surprise de l’été, grand merci donc à la TAF pour la programmation de ce seul soir que nous verrons.

Si l’on peut s’étonner (la pinède était déjà là dans les années 90, remember PARABELLUM au même endroit !) que les fumeurs soient parqués dans un minuscule carré de barrières métalliques, nous avons droit en contrepartie aux commodités les plus propres du monde, les Suisses en seraient jaloux, et à une sécu sympa et souriante. La caisse et le parking (car le retour peut être épineux sans éclairage ni personnel) sont les points à rectifier pour la prochaine fois car le lieu est toujours aussi génial, la scène est dotée de très belles lumières et d’un bon son, la soirée méritait plus de monde. On the road again !  

Spéciale Ged-y-casse à Anaïs (paye tes frites !), Inès (toujours heureux de te revoir, à l’envers ou à l’endroit), Cécile et Pat (« y s’raient pas un peu homosexuels ces gens ?! »), Ludo (Saint-Jean-de-la-Blaquière power !), les sétois, le KJBi, etc.

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