Une petite contribution ?

Chroniques concerts
31
Jan
2013

[Le pigeon à l’aile cassée est toujours en vie après des semaines et erre à la recherche de quelque pitance sur la place de l’abri des cars.

Death-y-dément blesser n’est pas tuer, une image à se graver dans la tronche en ces temps compliqués, tout ce qui ne te tue pas Friedrich, je suis einverstanden mon cher, te rend plus fort, même à terre parmi les rampants.

 

Retrouver le père Henri sur Montpellier, et témoigner avec force générosité que les rockeurs ont deaf-initivement du coeur (pécho des stoppeurs sous la pluie...) c’est fait, normalement à nous le Paradis, une bonne chose de faite après une vie de vices sans nom... De Péchés Fous !! Mais les pérégrinations passent d’abord par un Purgatoire sonique dans les murs de la Secret Place, une soirée placée sous le signe du psycho sans foi ni loi. 

 

ATOMICS ROTORS, vus chez eux à Narbonne cet été (voir Jacques Higelin [Fra] + Thomas Fersen [Fra] + Soan [Fra] + ATOMIC ROTORS [Fra] à Narbonne, Parc des Sports et de l’Amitié le 29/06/12), sont les chantres du psychobilly vintage qui castagne et qui a dans le même temps de la mélodie à revendre. On imagine aisément les gars s’éclater sur du REVEREND HORTON HEATBATMOBILE ou les METEORS et à l’écoute du set, carré et énergique, on se dit qu’ils ont vraiment bien digéré ces influences pour proposer quelque chose d’enthousiasmant sans être un énième clone. En enfoiré de chauvin et en client très souvent servi par le monsieur, nous signalerons à l’assemblée l’arrivée récente dans le line-up de l’ami Will à la gratte rythmique. Il serait maintenant temps que le groupe nous donne un os à ronger sous la forme d’un EP qui est susceptible, selon des sources proches de l’enquête, de sortir cette année. 

 

Dejà plus de vingt-cinq ans que les allemands de MAD SIN sévissent et tournent sans relâche, on a d’ailleurs déjà pu les apercevoir plus d’une fois dans le sud de la France. Et ceux qui les ont déjà vus peuvent témoigner que l’on est rarement déçu par les prestations du groupe qui se donne à fond et laisse souvent le public sur les rotules au moyen d’un psychobilly éreintant, suffit juste de voir dans quel état les candidats au stomping sauvage (dont votre non-serviteur, forcément…) sortent de la salle à la fin de la grand messe. Avec une douzaine d’albums sous le bras, MAD SIN propose un voyage dans le temps discographique en envoyant un panaché de vieux morceaux et d’autres plus récents. Comment échapper à l’emprise de l’imposant Koefte Deville qui tient l’auditoire au creux de ses méchantes paluches ? Un putain de set qui sent la sueur, la binouse et, plus tard, l’huile de massage pour ceux qui ont la chance de ne pas rentrer seul après une telle java. Ich bin ein Berliner puisque c’est comme ça. Stomp ’till Death !!

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