Une petite contribution ?

Chroniques CD
20
Nov
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Le navire appareille,

des conditions pour le moins étranges l’accueillent sur l’eau, la brume, épaisse, enveloppe les éléments mais le besoin de départ vers des contrées inconnues se fait irrésistible, perce les éléments jusqu’à atteindre l’étoile qui va guider le navigateur jusqu’à son but, l’Ailleurs rêvé dont l’hymne, à la fois exotique et étrange, s’affranchit de tout style rencontré jusqu’à lors, de chaloupé et dansant, la mélopée inquièterait presque tandis que l’aspect free brouillerait les pistes, c’est alors que la brume revient pendant la nuit, gare au kraken, toujours à l’affût d’une coquille de noix, il s’agit d’être discret, dormons compagnons, c’est toujours le mieux pour ne pas se faire remarquer et pour vérifier qui sera favorisé par le destin, mais le sommeil est agité, les peurs s’accumulent et se télescopent, est-ce que tous reverront le jour après cette terrible nuit ?

Les coeurs tapent fort dans les poitrines en tout cas, et le bateau est sondé par les pattes de l’animal, si gigantesque qu’il ne peut être sûr de la présence de proies sur l’esquif de bois, les pointes de ses tentacules vont et viennent comme des abeilles furieuses tapoter ici et là pour ne rien découvrir, la majorité des hommes ayant connu avec l’eau-de-vie la compagne de tranquillité d’esprit dont ils avaient besoin. C’est la tempête qui réveille l’équipage, les éléments sont déchaînés, la houle secoue ce mini-monde, arche d’explorateurs courageux mais brindilles face à Neptune l’Ancien. Chacun sait ce qu’il a à faire, qui empoignera la barre, qui enroulera les cordes pour s’en faire le puissant prolongement, tout tiendra, ou tout sombrera, le combat est terrible, « un homme à la mer ! », puis deux, cinq en tout passeront par-dessus bord pour avoir, Icares aquatiques, voulu quitter les eaux tranquilles bordant le foyer.

Mais la volonté des mortels est plus forte que le jeu du vieux dieu, les hommes célèbrent leur victoire après l’hommage aux morts, un nouvel âge vient de survenir, le géant au trident et ses alliés se retirent penauds face à la sarabande infernale des vainqueurs dont l’ivresse des grands jours ne fait pas louper la vision qu’ils attendaient depuis des jours : « Terre ! » Et plus le sol ferme s’approche et plus les explorateurs exultent, d’autant que des gens les attendent sur le rivage, quelqu’un déchante, le capitaine, réputé pour sa vue d’aigle, semble reconnaître quelqu’un, sa femme, et derrière, sa maison ! Personne n’avait pu voir le sourire narquois de Neptune quand il s’en était retourné.

https://horstdunoch.bandcamp.com/album/schifffahrt

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