Une petite contribution ?

Chroniques CD
27
Déc
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Ou l’album de la douleur…

Le groupe s’en met tellement derrière la cravate et dans les veines que plus rien ne tient debout, les tensions sont vives entre les « Toxic twins » Tyler et Perry, ce dernier décide ni plus ni moins de se tirer avant la fin d'un enregistrement que l’on devine épique. Après ce coup de barre, AEROSMITH se voit contraint de dégoter un autre guitariste, il est décidé en octobre 1979 que ce sera le musicien de studio reconnu Jimmy Crespo (ex-FLAME), celui-ci fait ici son possible pour pallier une absence cruciale bien que la majeure partie ait déjà été enregistrée par Joe Perry.

Night in the ruts n’est d’ailleurs pas si mauvais avec de chouettes morceaux comme No surprize, le cuivré Chiquita, le costaud Bone to bone ou la ballade désenchantée Remember (Walking in the sand) empruntée aux SHANGRI-LAS (on compte deux reprises supplémentaires au menu, le Think about it des YARDBIRDS et le tradi blues Reefer head woman), où la voix de Steven Tyler et le talent du reste du groupe font illusion mais pas pour longtemps, malgré l’astucieux titre choisi, les ventes sont encore plus en baisse que lors de la sortie de Draw the line (bien qu’importantes par rapport à un groupe « normal »), le groupe en chute libre alors qu’il faut déjà reprendre la route et tourner avec un chanteur qui ne tient debout que de façon tout à fait aléatoire.

Death-y-dément, les chamboulements (le producteur de presque toujours Jack Douglas, de toute façon impuissant face au chaos ambiant, est gentiment évincé par le management et le label au profit du britannique Gary Lyons) et la couverture nous l’inspirent : à l’aube des années 1980, très casse-gueule pour de très nombreux collègues des cimes rock dont on ne compte plus les trahisons et les implosions, AEROSMITH fait grise mine…

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