Une petite contribution ?

Chroniques CD
16
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

D'abord, même si l'on connaissait les disques précédents de VOMITOSE (tu n'as qu'à cliquer sur le nom du groupe en rouge),

il y a eu la pochette, absolument sublime (un tableau de Carlos Schwabe, symboliste et même post-, encore plus bouleversant quand on déplie le livret où l'on peut contempler entières ces sortes de Lorelei qui comme la musique du groupe tentent de faire dévisser l'auditeur vers quelque chose de plus étrange, de plus hors du temps, un truc qui chamboule les styles en prenant le meilleur des musiques metal, noise, indus, hardcore et fusion pour proposer sa propre mixture. Retour donc au fameux Studio des Forces Motrices de Genève avec pas moins de trois chanteurs.

 

On suppose qu'on a déjà fini les autres chroniques de la même manière (on ne se relit jamais de toute façon, FUCK IT, FUCK ALL, FUCK OFF, FUCK ME) : quel scandale que ce groupe n’ait pas cartonné à la mesure du talent qu'il déployait sur sa poignée de disques coincés dans des années 1990 pas toujours si ouvertes que ça pour l'habituel rouleau compresseur (ou plutôt la perceuse percusuisse) qui est fatalement de sortie. Techniquement, chaque morceau bastonne à sa manière et on ne peut échapper à ce groove menaçant, à ces rebonds à l'aura sombre évoquant une sorte de blues doomy futuriste dont l’éprouvant et génial à la fois Le Souffle, déjà tellement post-metal pour l'époque. On repèrera aisément un morceau qui dépareille un peu dans l'esprit et dans le rendu, normal pour une ode très rock'n'roll à un GG Allin enfin à sa place avec les vers et la putréfaction depuis juin 1993.

Note : le dixième et dernier titre a été enregistré live, il s'agit du morceau Amsterdam dont la version studio apparaissait sur le EP de 1993) mais aussi sur le 7’’ Dead in my bed l’année suivante.

Pour revenir à la mise en page, celle-ci est superbe avec cette police un rien Art nouveau, tout à fait dans la lignée de la peinture que l'on découvre être exposée au Musée d'Art et d'Histoire de Genève (on y fera un saut dès qu'on sera libre, besoin d’air et d’Ailleurs). Les paroles sont déclinées en français comme en anglais, mais ne sont pas incluses. La perceuse d'Éric Vuille elle, est bien là, hourra ! Et on ajoute que le lettrage, c'est de lui aussi !

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