Une petite contribution ?

Chroniques CD
05
Juil
2021

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

NAWATHER est sûrement le premier groupe tunisien à atterrir dans la boîte aux lettres maison,

comme quoi le metal sous toutes ses formes se sera vraiment épanoui partout, (alors même que pour certains groupes, le genre constitue un danger réel pour ses interprètes dans des pays qui croient pouvoir l’interdire). 

Nanti d'une voix féminine et de grognements typiquement death metal, de gros riffs heavy metal et de mélodies aux saveurs orientales, d’une atmosphère à la lisière du monde progressif, Kenz illusion montre un grand professionnalisme dès le départ avec des visuels superbes (ce logo calligraphié est très beau, particulièrement ses quatre premières lettres si on peut se permettre un peu l'humour au passage), il contient dix titres dont on ne peut éviter de souligner l'exotisme pour qui n'est pas très connaisseur des musiques sub-méditerranéennes.

Les instruments traditionnels (ici typiquement tunisiens, comme le qanûn), qui ont jadis fait l'originalité de nombre de groupes (ORPHANED LAND, NILE, MELECHESH et des tas d'autres) se superposent ici avec succès avec le squelette métallique, et si honnêtement on n’est pas toujours très fan de l'approche douce, disons pop, du chant féminin sur certains morceaux, le travail de composition est chiadé à l’extrême et la multitude d’arrangements a dû demander un travail considérable, Immortal greed par exemple ose même, en plus d’un canevas musical des plus complexe, une incursion dans le domaine hell-ectronique qui ne sonne pas plus incongru que ça.

Comme souvent un poil trop moderne pour nous (le groove d’un post-« néo » metal vient de temps en temps faire un tour, allez savoir pourquoi nous y développons une telle allergie), NAWATHER s’adresse aux amateurs de musique aventureuse à la technique aguerrie, et on s’empressera de le faire écouter à nos amis amateurs de musiques du monde, juste pour leur montrer que la caricature des débilos déballant leurs fesses blanches et flasques aux journalistes affamés de chair poilue ne sont pas une généralité, ces excellents musiciens prouvent une fois de plus le sérieux avec lequel les passionnés abordent notre culture hardos, un vrai poing géant briseur de frontières, un vrai trait d’union entre les peuples qui aspirent tous à la même liberté de créer et qui n’hésitent pas à le chanter...

très fort !

http://nawather.com/

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