Chroniques CD
05
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

motorhead hard rock heavy metal cd

« This album is ozone hostile »

Et à la France aussi tant qu’à y être nan !? Car, pardon de vous le dire, lors de la Grande boucherie déclenchée en 1914, eul pays a eu son compte de morts et on se demande bien pourquoi son drapeau ne figure pas avec les autres sur la couverture Môssieur Craig Nelson ! Ceci étant dit, le visuel de Snagletooth en kaskapointeuh se positionne heavy-demment dans la grande tradition graphique du groupe au Umlaut le plus célèbre depuis celui du BLUE ÖYSTER CULT.

MOTÖRHEAD enfin sorti des problèmes (pour longtemps ?) avec son ex-label GWR Records, c’est l’heure des changements : Lemmy se tire à Los Angeles, le groupe signe avec WTG (ramification de Sony), commence à enregistrer avec un producteur qui prend un poil trop de libertés du point de vue du groupe (Ed Stasium, le producteur des RAMONES Road to ruin et It’s alive !) il se fait saquer après seulement quatre titres en boîte pour laisser sa place à Pete Solley qui finira le boulot. Le remue-ménage chez MOTÖRHEAD devient / reste (barrez la mention inutile) une habitude !

Question musique, ce premier album depuis 1988 et Rock’n’roll contient un joli lot de missiles hard et speed rock à souhait (la triplette I’m so bad / No voices in the sky / Going to Brazil est une chouette suite à se décrocher la tête de la colonne vertébrale et Ramones est sûrement l’hommage le plus génial que l’on pouvait adresser au groupe des faux frères (particulièrement quand il était joué live). On note une piste particulièrement sombre et rampante, Nightmare / The Dreamtine, une power-ballad (!) intitulée Love me forever, beaucoup moins agaçante que le final avec orgue et violoncelle 1916, hommage sincère ou pas au soldat inconnu, chair à canon sacrifiée pour d’obscurs motifs par les fumiers de l’arrière, et puis l’introductif The One to Sing the Blues, Make my day, Shut you down et Angel City, à défaut d’être marquants, ne sont pas mauvais non plus.

Le groupe, fatalement dépassé par les vagues du metal extrême et du punk bourrin, a du mal à se maintenir mais on ne jettera pas pour autant 1916 dans le bac des albums à oublier, le CD a cet avantage (le seul ?) qui permette de sauter une piste quand elle te saoule, chacun trouvera son bonheur où il peut, en attendant un album percutant…dans combien de temps ? Puisqu’y avait longtemps que l’on n’avait pas causé de départs : ce disque sera le dernier sur lequel jouera du début jusqu’à la fin Phil Taylor qui jusqu’à sa mort en 2015 (la même année qui nous privera définitivement de Lemmy) n’enregistrera plus rien de véritablement mémorable.

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