Chroniques cassettes
14
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Quel choc !

Il peut donc y avoir un compromis entre hard et punk en France, avec de VRAIS musiciens, des vaches de textes et une crédibilité scénique à ne pas prendre à la légère !! Nom de dieu mais ce premier album est un concentré brutal et acide (Après tout Bernie le dit lui-même, Je ne peux que prêcher la déraison la destruction dans une France qui s’encroûte sur de vieux principes, La gauche qui virevolte, la droite qui s’enlise) où ne figurent pratiquement que des titres essentiels : PalacePréfabriquésBosser huit heuresPolice miliceH&DToujours pas une thune, sans oublier la reprise de l’AC/DCRide on, en hommage au groupe du pote Bon Scott qui claquera tout seul dans une caisse en février 1980... Le premier groupe d’une violence terrible et qui par le truchement de morceaux vachards induit également de l’humour à l’amertume et à la colère qui habitent constamment le disque. L’élite est entrée sans prévenir, devant ses chars d’assaut vous n’aviez que des idéesTRUST a un stylo et un micro bigrement bien maniés ainsi que des instruments puissants et maîtrisés, tout ce qu’il faut pour mettre à genoux un public qui n’a pas grand chose à se mettre sous la dent à part du hard / punk anglophone auquel il ne comprend pas toutes les subtilités mais aussi ses poses et ses gimmicks. L’alternative à TELEPHONE qui sévit au même moment sans taper du poing sur la table, c’est TRUST et le bulldozer qui leur servira de logo n’en sera que plus judicieux vu que le groupe met systématiquement le feu à coups de « dynamiteeeeuh » les scènes françaises, par exemple Nantes en novembre 1980, une date dont on reparlera...dix ans plus tard. En attendant, TRUST décide de taper sur tous après avoir longtemps réfléchi aux divers sujets qui empoisonnent la société du moment, et de livrer de sévères critiques par le biais de phrases devenues légendaires (Bosser huit heuresPolice - MilicePréfabriqués)... : 

 

Je crache à la gueule de tout ce système 

Quand je marche dans la rue je ne porte pas d’emblème 

Je vais où je veux je pense comme je veux 

Pas de pression j’crache à la face des nations

 

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