Chroniques vinyles
05
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

hard rock grunge alternatif seattle

Voilà un beau premier album, et les musiciens chevronnés n’y sont pas pour rien.

Issus de l’excellent GREEN RIVER 1 puis du mort-né MOTHER LOVE BONE, Stone Gossard (guitare) et Jeff Ament (basse) sont rejoints plus tard par le guitariste Mike McCready, le chanteur Eddie Vedder (ces deux apparaissent sur l’album culte de TEMPLE OF THE DOG, hommage de Chris Cornell de SOUNDGARDEN à Andrew Wood, son coloc’ et chanteur fraichement overdosé de MOTHER LOVE BONE) et le batteur Dave Krusen (ce dernier ne fera que passer mais joue sur Ten). Signé opportunément par la major Epic pile au moment de l’explosion grunge qui pulvérise les scènes traditionnelles hard et punk, PEARL JAM déclenche un raz-de-marée avec un album qui non seulement compile les hits, se vendra par palettes (quasiment dix millions, une poignée quoi) et restera des siècles dans les charts.

L’appellation grunge, comme celle de stoner par exemple, ne voulant strictement rien dire au niveau musical, on note d’emblée la mélancolie générale d’un PEARL JAM qui semble avoir trouvé des pères en LED ZEPPELIN, Neil Young et R. E. M. (pour la voix de Vedder, parfois très, très proche de celle de Michael Stipe). Le cocktail hard rock, attitude alternative, sujets sombres, touches pop et groove constant fait de PEARL JAM un groupe unique, autant que NIRVANA, SOUNDGARDEN ou ALICE IN CHAINS auxquels il est systématiquement comparé au départ par des journalistes trouvant toujours sympa de monter des musiciens contre les autres pour vendre du papier, quand les musiciens eux-mêmes, Kurt Cobain en tête, ne commencent pas à foutre la merde d’eux-mêmes.

C’est sur scène que PEARL JAM fera la différence en laissant ses auditoires sur les genoux, rien de mieux pour prouver son authenticité et sa puissance. Le succès aidant, les fractures ne vont pas tarder à apparaître dans un édifice presque neuf et qui ne s’attendait sûrement pas à un tel carton, ni à toutes les concessions qu’il sollicite…

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