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Chroniques DVD
02
Jan
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: classique intemporel

Scénar: Alors qu'après la réussite de son expérience impie de fabriquer la vie avec des choses mortes, Frankenstein déclare imprudemment savoir ce que c'est qu'être Dieu, patatras son père furibard vient savoir ce qui empêche, depuis le temps que cela attend, son mariage prévu depuis des lustres. Une femme peut-être ?! Mais entre ça et ramasser les pendus ou dérober les cadavres à la manière de Herbert West ou du déterreur de cadavres de Robert Louis Stevenson, le choix est vite fait, regarde la chair d'albâtre de cet être, « Il repose en attendant de revenir à la vie » !

Dès 1910 on trouve une adaptation cinématographique du récit de Mary Shelley par J. Searle Dawley (*) mais celui de James Whale est le premier film parlant et aussi un des premiers Universal Monsters avec Dracula un peu plus tôt la même année (On retrouve d'ailleurs certains acteurs du casting dentu dont le fameux Dwight Frye et le vieux professeur Edward Van Sloan).

L'avertissement des producteurs est clair : « Attention ce film pourrait même vous horrifier...» on est en 1931 et c'est fort possible si on remet les choses dans leur contexte, on imagine les cris dans les salles de cinoche à l'époque car visuellement on est dans l'agressif alors qu'aujourd'hui, même dans une version restaurée de 1959, ce Frankenstein paraît forcément daté mais est toujours efficace, à l'opposé des scènes de liesse à la austro-hongroise un peu moisies, d'autres sont carrément géniales (La nuit de l'orage, la petite fille du bord de l'eau, la traque aux flambeaux...). Les effets spéciaux sont rudimentaires mais le maquillage de la créature est super bien foutu ainsi que certaines cascades comme la chute de l'hélice du moulin. Au niveau visuel la tour est géniale, de toute façon les décors sont fondateurs d'un genre entier comme chez Dracula, le personnage de l'assistant, repris des milliers de fois ne l'est pas moins, autant que le visage angoissant du "scientifique" et celui, saisissant, de la créature entre effroi et émotion, expressionnisme inside. Expédié rapido, invraisemblances du scénar comprises, 67 minutes et c'est plié. LE classique Universal ?

Bonus: film annonce (déjà très au point), « Les Fichiers de Frankenstein » (45 minutes avec des interviews de plein de spécialistes mais aussi de la fille de Karloff qui ressemble d'ailleurs étrangement à la créature hahaha ! On évoque aussi la Universal de l'époque), « Les Archives de Frankenstein » (9 minutes avec affiches, photos de tournages) et Boo ! (1932, un court-métrage satirique fait d'extraits et gavé de jeux de mots totalement fous).

https://www.youtube.com/watch?v=bKyiXjyVsfw

 

(*) Le Frankenstein muet est visible là: 

http://www.youtube.com/watch?v=TcLxsOJK9bs

 

© GEDΩ- 28/03 2014

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