Chroniques DVD
16
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : l’homme est un loup pour l’homme (surtout quand la valise est pleine de biftons)

Scénar : « Ça aurait pu se passer dans n’importe quelle ville, elles se valent toutes »… Mais c’est bien à Edimbourg qu’a lieu un étrange casting : trois colocataires en cherchent un quatrième, se comportant à l’occasion en véritables connards. Mais si ces gens sont vraiment bizarres, à la limite même du désagréable, l’heureux élu ne l’est pas moins. Au bout d’un moment, ce Hugo ne semble jamais là et c’est en fait carrément le cas puisqu’il n’est même plus là du tout. Mort dans dans sa chambre, il laisse sous son lit une sacrée surprise sous la forme d’une mallette bourrée de pèze. La question se pose immédiatement chez les trois autres : « et si on le gardait ? »… A priori pas hyper doués pour les entreprises criminelles, le journaliste, la toubib et le comptable décident de se débarrasser du corps mais celui qui tire la courte paille n’est pas près de s’en remettre… Ajoutez à cela que des tueurs, déterminés et impitoyables, sont après Hugo et son pognon, et que les flics, dont un inspecteur à la typique tête de fouineur têtu et intelligent, flairent un truc pas net, les personnalités de chacun vont bientôt se révéler au grand jour et c’est pas joli joli.

Le premier véritable film de Danny Boyle (Trainspotting, 28 jours plus tard, Slumdog Millionaire…) est simplement une grande claque dans la tronche, voilà c’est dit. Débutant comme une comédie acide, Petits meurtres entre amis dégénère rapidement en thriller flippant option huis clos. Et entre les murs évoluent un trio d’acteurs hyper doués et crédibles : Kerry Fox (qui a pas mal œuvré pour la télévision britannique), Ewan McGregor (Les Virtuoses, Big Fish, I Love You Phillip Morris…, ici avec les cheveux longs siouplé), et le formidable Christopher Eccleston (eXistenZ, Les Autres) incarnant un comptable proprement sidérant (« il y a une différence entre la prudence et la démence », bordel !).

Malgré sa grande modernité dans la forme (à l'époque), Petits meurtres entre amis se révèle aussi très arty : le mort sur sa couche est un vrai tableau, on observe beaucoup de jolies vues géométriques et de perspectives, de splendides jeux de couleurs, et la musique, simple et obsédante, est juste une délicieuse cerise sur un gâteau déjà royal. On est même heureux de remarquer un extrait du terrible The Wicker man et que l’usage dangereux d’une perceuse n’est pas réservé qu'à Driller Killer. Des faux-semblants, du suspense et de la folie ambiante orchestrés par un scénario machiavélique, impossible de passer à côté de cette bombe qui n’a quasiment pas pris une ride, à part bien sûr les looks, hein Ewan ?!

https://www.youtube.com/watch?v=3fGDc0K5OZs

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