Chroniques DVD
17
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : merci pour le cadeau hein Prométhée !

Scénar : de garde presque tranquille au bord du précieux feu que personne ne sait encore allumer, Amoukar éloigne les loups affamés à coups de jets de tisons dans la tronche pendant que sa tribu roupille blottie dans une cavité plus haut. Mais il y a de la convoitise dans l'air : d’autres créatures rôdent autour de la grotte puis passent brusquement à l'attaque et font de nombreuses victimes tout en s’emparant des lieux et des flammes. Désormais sans feu, la tribu décimée fuit à travers la forêt. Comme ça caille sec dans les marécages choisis comme domicile, trois guerriers partent à la recherche de cette indispensable source d'énergie sans bien sûr trop savoir où la chercher. Et voilà qu’un jour de la fumée s’élève au loin dans le ciel : les trois compères surexcités foncent…vers des cannibales… Oups ?

Le tournage a dû être folklorique, c’est sûr, mais bon, l’affiche sublime de Druillet d’abord, la musique de Philippe Sarde ensuite, quasiment parlante pour le film peut-être le plus silencieux depuis le cinéma muet, les paysages, magnifiques dans lesquels évoluent lions, vautours, marabouts, « mammouths » (pour une scène pas super crédible, trop de peluche et de démarche cheloue…), loups et ours, les attaques de ces deux derniers sont assez impressionnantes envers une galerie d'incroyables tronches de cake (aux dents toutefois bien blanches pour des animaux) plutôt saisissantes en post-primates, particulièrement le fabuleux Ron Perlman : bon sang mais c'est bien sûr ! Qui mieux que lui pouvait endosser le rôle d'un homme préhistorique dans cette adaptation 1 du célébrissime roman de J.-H. Rosny aîné, intégralement publiée en 1911 ?

80 000 ans avant Jésus-Christ, l'homme sait garder le feu mais en ces fameux âges farouches, on se le vole, on tente du moins (ici une bande raclures dignes des scènes coupées de La Planète des singes). Et on se dit qu'avec les feignasses que nous sommes tous devenus il en faudrait du temps pour nous faire survivre sans rien après l'apocalypse que nous causerons sans peine là d'ici peu, n’est pas Rahan qui veut, encore moins Mad Max, la cruauté de la vie sauvage ne faisant pas de quartier. Mais l’histoire laisse entrevoir la première histoire d'amour du monde ou presque, le premier fou rire et même le premier orgasme. Et enfin un peu de féminisme dans ce monde de bourrins. Death-y-dément, La Guerre du feu est un superbe film entre drame et tendresse, comédie et préhistoire, terriblement bien foutu malgré le casse-gueule de l'entreprise, par exemple au niveau du travail de dialoguiste, forcément surréaliste.

Et si en plus il inspira IRON MAIDEN (?) alors, que demande le peuple, pas vrai ?

1 c’est la deuxième, après une quasi-contemporaine du livre (une réalisation de Georges Denola en 1915) dont on trouve des fragments ici et là et qui était gratifiée elle aussi d'une sacrée affiche, voir ci-dessous.

 

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