Une petite contribution ?

Chroniques BD
27
Jui
2015

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Une nouvelle vie, on en a parlé en janvier (lire Le Coup deuil et les suivants),

a commencé, celle qui désormais ne verra plus jamais de nouveaux dessins de Cabu fleurir dans la presse satirique. Bien sûr, on voit et on verra des monticules de recueils (res)sortir encore et encore mais l’essentiel, la fraîcheur frappante de sa réaction à un fait, n’est plus là.


Il faudra se contenter des souvenirs comme ici avec cette question-titre déterminante à laquelle avait aussi répondu Desproges, et un énième beau ramassis de pignoufs brocardés avec bonheur par Cabu qui préconisait : Pas de limites à l’humour qui est au service de la liberté d’expression, car là où l’humour s’arrête, bien souvent la place est laissée à la censure ou l’autocensure. Amen.


Car quiconque se met en scène d'une manière ou d'une autre doit s’attendre à être critiqué, voire moqué, toute idée, toute croyance qui ne reste pas dans le cadre de la vie privée doit s’attendre à des contradictions ou des railleries, c’est du moins ce que l’on croit ici dur comme fer, et que l'on considère autant de la « tradition » que la religion par exemple.


On retrouve comme toujours chez Cabu, pour revenir au bouquin, un sens aigu de la formule et du portrait (les visages sont reconnaissables entre mille pour l’Eternité) mais aussi un regard acéré sur l’installation du nauséabond dans l’opinion publique ou la passivité générale devant des problèmes de plus en plus graves, du genre de ceux qui coûtent la vie à des observateurs poètes qui manquent cruellement au milieu de tous ses « experts » invariablement encartés ici et là.


125 pages en N & B, 12 €
ISBN : 9782749118215

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