Documentaire
18
Jan
2021

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Autant le comportement des puristes envers les collections grand public est cruel, autant parfois le grand public est pris pour un troupeau de neuneus,

témoin cette effrayante biographie de METALLICA qui, malgré tous ses forfaits depuis le milieu des années 1990 (« pas un tube de mascara de sa carrière », ah ouais ?!), ne méritait pas tout à fait ça après le volume relativement passable à propos d’AC/DC. Car si un groupe a été le sujet de tonnes de livres et de documentaires filmés, c'est bien METALLICA. On est déjà quasiment sûr qu’on n'apprendra pas grand-chose dans ce tome mais on ne s’attendait pas à relever de si nombreuses erreurs, ce qui est bien triste. Une petite liste s’impose, parce qu’on a passionnément aimé le groupe et qu’autant de conneries ne peuvent être tues, même par un collègue, si vous saviez tous le temps considérable qu’il faut - quand on en a envie, il semble - pour rassembler la documentation, la trier, écrire, se conformer aux consignes, maintenir sa patte, etc. : c’est juste dingue que pareille copie ait pu passer.

Il serait étonnant que Cliff Burton soit déjà présent en 1981 (photo page 6) mais qu’il devienne soudain le batteur décédé du groupe (page 35) est assez fort, pire (page 44) ce n'est pas lui sur la photo mais bien Jason Newsted qui décidément n'a pas de chance avec l'histoire, l’année 1984 est du même coup fausse aussi. Mais ce n’est pas la seule, on apprend par exemple que le Tribute à Freddie Mercury eut lieu en 1998. Niveau discographie, le dilemme a dû rôder pas loin, en tout cas, il nous effleure : Lulu n'est déjà pas un album live et a été mal classé (il est à ranger avec les bouses), mais il est étonnant que ne soit pas mentionnée quelque part l'interminable série d'albums téléchargeables sur le site du groupe qui en a fait une spécificité alors que d'autres sont mentionnés mais ne sont pas pour autant de véritables bijoux. M’enfin, on continue ? Through the never tiré de…Kill’em all ? The Ecstasy of gold « un des plus grands succès » du groupe ? Les Garage days contiennent des reprises de « groupes majeurs de la scène thrash metal » ? Bob Rubin ? Kirk Hammett a été victime d'un accident et a été remplacé par son technicien guitare…John Marshall ? On n’abordera même pas la partie Saga metal, épuisante.

Les fans éviteront ce volume sous peine de syncope, les autres feront bien ce qu'ils veulent, on s’en fout. On prie que le number (of the Beast !) 3 à propos d’IRON MAIDEN ne suive pas le même chemin.

63 pages illustrées en couleurs, 9,99 €

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

jes franco film noir muerte silba blues bluray
carnaval fcpe cessenon
usa satanic death metal immolaion vinyle