Chroniques concerts
02
Mai
2009

Depuis les années colo je nétais pas parti dans un bus avec un groupe,

et j’avais oublié la joie que l’on éprouve avec une flute plantée dans l’oreille pendant que l’autre (oreille) est assaillie par les récriminations par rapport à la vitesse ou à la faculté de faire mousser les bières d’un véhicule. 

 

Direction l’Espagne donc, en dessous de Barcelone, aux alentours de Tarragone : Vila-Seca et sa célébration des arts et musiques de la rue. Je souffre juste à prononcer ce mot mais manque de bol, les horripilants steel-drums (aïe !) sont de la partie dans ce genre de manifestations donc direct, là comme ça, sur la digestion et après les hurlements pithécanthropiques des fans de foot après un palpitant match de foot Madrid / Barcelone une heure avant, paf ! voila le steel-drum que je m’abstiens tout de suite de commenter, le malaise gastrique s’instaurant de lui-même. Pardon à PROPAN. Mea maxima culpa. 

 

Petit itinéraire avec la boussole maison, les spectacles étant dispatchés un peu partout, et nous arrivons à assister aux quatre derniers morceaux de NALTRUS, jeune groupe s’auto-intitulant "hardcore mélodique" ce qui ne manque pas de faire ricaner le grand benêt que je suis. Un hommage certain aux gentils punkounets à la NO FX / BAD RELIGION, autant faire passer du banga pour un rhum trafiqué. Sympathique quand même. 

 

Vite les copains de LA FANFARE DES GOULAMAS se produisent, en costume qui plus est, et font péter à mon humble avis une baston sonore et festive qui vaut son pesant de cahouètes. Le côté ultra festif des cuivres, la touche rock de la guitare électrique et le bordel visuel provoqué par l’attirail de ces messieurs (faites un tour sur leur myspace) provoquent un ébahissement certain chez les amis espagnols qui suivent le groupe dans sa déambulation. Du monde tout le long même si le nombre varie suivant l’endroit. Carton plein, les gars se sont fait remarquer, c’est certain. 

 

Pour finir et digérer en toute tranquillité, quoi de mieux qu’une petite soupe ? LA PEGATINA, groupe phare chez les Ibères, a tendance à beaucoup en faire mais quand on plonge l’oreille un peu plus profond on peut s’apercevoir en deux minutes qu’il n’y rien de neuf dans la recette, que Manu Chao pourrait intenter un procès pour plagiat sur de nombreux morceaux et qu’enfin l’attitude carrément melon sur scène (avec sourires de carnaval e tutti quanti) ne me les fera pas écouter avec le maximum d’objectivité. Ceci dit, suis-je là pour ça ? 

 

Le retour bruyant vers l’hôtel (pauvres d’eux) et le retour en Gaule se veut chahuteur, on en a quand même pris plein les yeux, en particulier du soleil et de l’huile à pizza, et comme on dit à Vila-Seca en toute amitié, "allez vous faire foutre" ! Petite pensée pour Natalia, dont la moto, maintenant c’est sûr, marcha bien.


 

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