Expositions / Salons
28
Nov
2011

Une photo de cette formidable exposition est intitulée Deux personnes sur un tas de gravats.

Imaginons les deux personnes en tant que le photographe et un visiteur au Pavillon.

Car la première partie, consacrée aux villes allemandes bombardées à outrance pendant la seconde guerre mondiale (Cologne, Dresde...) montre crûment, non sans une certaine poésie macabre, la véritable horreur de la destruction systématique, le tout dans un noir et blanc superbe, sans fards, funèbre et sans appel. L'émotion de trouver parfois une plante, un arbre ou un symbole sacré (religieux ou artistique) épargné, encore debout après l'oeuvre des bombardiers est là, palpable. 

Étrange sensation également quand on découvre qu'une cité "moderne" comme Varsovie, elle aussi martyrisée par les bombes, a tous les atours de ruines médiévales rongées par le temps à la fin du conflit...

Après Hiroshima, après Beyrouth, une nouvelle apocalypse survient, rampante, de nos jours: l'abandon et l'oubli, le nettoyage par le vide d'ordre économique (Silent work).

Le silence troublant des images du film projeté (Feuersturm) rejoint celui de la désolation, l'humanité contemple sa propre violence, il est vrai sous différentes formes, les bras ballants. Il suffit de constater les visages des visiteurs... 

Superbe exposition qui aurait mérité l'acquisition du catalogue si les moyens financiers l'avaient permis.

Le retour au centre d'une ville, Montpellier, qui vit pleinement, est assez bizarre, avec l'idée que les cris des enfants sur le dos des poneys voisins rejoignent, se superposent, à ceux des martyrs vitrifiés à Dresde... 

 

© GED Ω - 28/11 2011

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