Chroniques DVD
01
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : un serpent dans le jardin d'Eden

Scénar : bien que ses deux amies Alexandra, veuve, et Sukie, mère célibataire, la rassurent quand elle angoisse (souvent), Jane, prof récemment divorcée, se fait coller au cul par un proviseur chaudard. Un orage providentiel, ouf, fait taire un discours de ce phallocrate et offre l’occase d’un apéro pour les trois copines. Quel homme pourrait-il bien les séduire ? La question fuse entre deux Martini (avec olive, merci)… Pourquoi pas Daryl Van Horne, ce nouvel arrivant qui vient d'acheter la précieuse résidence Lennox et dont bizarrement personne ne parvient jamais à se rappeler le nom. Mais tout le monde en parle, les trois jeunes femmes sont émoustillées comme beaucoup, finissent même fascinées, et du coup rivales, du genre féroce, à propos de cet excentrique bonhomme. Ce manège à quatre finit par déplaire fortement à la communauté mais celui-ci a un but pour Daryl, qui cache bien son jeu… Croit-il.

Après sa participation au film à sketches La Quatrième dimension (aux côtés de John Landis, Steven Spielberg et Joe Dante, excusez du peu !), et un troisième Mad Max (tiens, mate aussi tant qu’à y être : Tina Turner [Usa] We don’t need another hero (Thunderdome) 7’’) qui ne manque pas, malgré l’inévitable côté moyen de la chose, de cartonner un minimum, George Miller se lance dans l’adaptation d'un roman de John Updike, Les Sorcières d'Eastwick, qu’il choisit de faire incarner par Cher, Susan Sarandon et la sublime Michelle Pfeiffer. Jack Nicholson est parfait dans ce rôle de loup dans la bergerie, le casting est de toute façon parfait car truffé d'excellents acteurs (mention spéciale à Veronica Cartwright, hilarante bourgeoise possédée direct par Daryl qui devient folle après une chute et finit, comme d’autres, à vomir à grands jets de bien jolies cerises).

Sur une partition de John Williams, les femmes ont ici la part belle (être une femme libérée, tu sais c'est pas difficile quand on en a soupé et que déboule un Daryl), ça fait du bien et il plane même sur ces dialogues souvent très drôles un chouette discours intelligent sur cette putain de tradition débile qu’est le patriarcat imposé, comme quoi quand on veut, on peut fabriquer un film à la fois plein de rire sans pour autant oublier dans le cahier des charges une bonne dose de philosophie. Le tout servi par quelques gros effets spéciaux, un peu vieillis bien sûr (autant que toi tiens, pan, dans l’œil !), mais rigolos, tout comme des scènes et des décors parfois assez surréalistes (par exemple ces escaliers délirants plein de ballons roses), un très bon film que voilà pour les éventuels amateurs de comédie fantastique.

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