Une petite contribution ?

Chroniques CD
17
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Après le fabuleux Painkiller qui montrait un JUDAS PRIEST enfin du genre brutal,

Rob Halford se fait - pas très élégamment - la malle (avec Scott Travis dans ses valises), la fréquentation de groupes plus jeunes et plus extrêmes, PANTERA en particulier, lui donnant l’impulsion d’aller explorer d’autres territoires musicaux que celui de son groupe d’origine qui ne s’en remettra pas, malgré tous les efforts de l’auditeur à pardonner la nouveauté.

D’où la formation de l’éphémère FIGHT qui donne dans l’alchimie bizarre entre les vocaux typiques de vôtre boule de rampe préférée et un coffrage metal / hardcore moderne parfois difficilement supportable pour les puristes heavy (et c’est tant mieux, bien sûr) malgré des passages parfois fort sabbathiens. On vogue en effet assez loin des mélodies fluides du Prêtre de Judas pour s’attaquer à des riffs tranchés et des rythmes beaucoup plus saccadés, des placements vocaux inhabituels, des risques quoi, un truc qui fait plaisir, plus que la stagnation en tout cas.

Ceci dit, la nouveauté ne fait pas pour autant de War of words un mauvais album, on le préfère d’ailleurs à n’importe lequel des albums de l’ère Owens pour une raison qui nous échappe d'ailleurs à nous-mêmes. Rob a composé tous les morceaux, co-produit le disque et Into the pit est une excellente introduction à ce nouveau répertoire avec une voix classique avant que Nailed to the gun présente un ton plus grave que d’habitude et des putains de riffs qui arrachent sec. Life in black, Immortal sin, les surheavy et groovy War of words et Little crazy sont de belles briques jetées en pleine gueule.

Entendons-nous bien, tout n’est pas bon (les linéaires Laid to rest et Reality, la fausse power-ballad For all eternity ou l’affreux Vicious ne feront jamais partie de nos passages préférés, sans parler de l'infectoïde morceau-fantôme obligatoire à l'époque) mais War of words reste une chouette curiosité à écouter au moins une fois dans sa vie de hardos diplômé.

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac