Chroniques vinyles
09
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Transformé l’essai ? Tu m’étonnes Elton, et plutôt deux fois qu’une !

L’ouverture sur un Whole lotta love dingue, extatique, l’enchaînement avec un What is and what should never be tout en nuances entre délicatesse et marteau-pilon, The Lemon song montre que dans le citron y a du plomb qu’il est bon, et en fusion avec ça, manière de mieux circuler dans les veines et faire bouger les mannequins qui ont balancé ça sur la platine (c’te basse !), Thank you ensuite, de rien, boum, une démonstration de batterie en filigrane d’un morceau sublime, le genre à te coller le frisson, un frisson que tu partagerais bien avec ta moitié si elle n’est pas loin, vite, des bras, et un volume adéquat pour s’immerger.

When mountains crumble to the sea, there will still be you and me.

Bon, bien sûr, se lever est plus pratique pour atteindre la face B mais personne ne le regrette jamais, la bombe Heartbreaker explose là tout de suite, monument de groove et d’électricité traumatisante que Living loving maid prolonge avec un rythme enlevé tout à fait agréable. Ramble on cache bien son jeu avec un ton folky qui dégénère au moyen de soubresauts de refrains bien vus. Point de soubresauts avec Moby Dick, le monstre se débat comme un beau Diable avec un rythme général laissant place à un solo de batteuse dingo. Finir sur un blues ? Pourquoi pas mais non, Bring it on home se mue en anguille d’une puissance indicible, quel joli bestiaire enfermé dans cette joli pochette ouvrante death-y-dément !

Avec une majorité de titres plus courts, moins typés blues que sur le premier album, ce « petit » deuxième propulse le ballon LED ZEPPELIN vers les étoiles. Et nous avec.

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