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Chroniques vinyles
19
Mai
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Un album introduit par un costaud Hole in the sky est bien barré,

la guitare magique de Tony Iommi, la voix déjantée d’Ozzy et la rythmique volontiers bûcheronne de la paire Geezer / Bill fait le boulot sans anicroche apparente. Pour autant, le titre rappelle les démêlées de l'époque du groupe avec la justice, annonce un groupe semblant au pire de sa forme, au pic de ses aigreurs (car harassé par les avocats qui plus est, pléonasme, hors de prix, et trahi à la fois par son manager mais aussi par son label).

Mais le musclé Symptom of the universe (un de nos titres favoris de tout le répertoire des anglais) semble là pour lancer un avertissement : que personne ne se mette sur la route du groupe, où il finira broyé sous les chenilles de cette machine de guerre même si elle peut montrer des atours guillerets à la fin de cette composition hors-norme. Megalomania est quant à lui un doom décadent très chouette montrant lui aussi une puissance terrible quand le tempo accélère pour cogner dur, Thrill of it all de son côté sonnerait presque joyeux avec ses mélodies enthousiamantes plus hard que heavy.

BLACK SABBATH n’a pas pour autant renoncé au côté expérimental des choses, particulièrement développé sur Sabbath bloody sabbath 1. Supertzar et ses chœurs opératiques, son ambiance épique qui lui donnent des côtés bande originale de film d’heroic fantasy, au minimum une quête initiatique l’épée à la main qui ne serait pas sans rappeler un Conan ou un Elric. Am I going insane (radio) irait presque titiller la pop music, certes progressive et tordue (jusqu’à la crise d’hystérie finale) tandis que The Writ revient au hard et heavy laminoir et gueulard, sans pour autant sonner basique, les changement de tempo et les sonorités étranges étant de sortie pour la fin de face B d’un disque à la fois suffisamment hard pour le chevelu et suffisamment foisonnant pour ceux que la routine emmerde. Youpi donc, encore. Pour longtemps ?

Sinon, pour conclure, grâce à cette « splendide » pochette, la sensation désabusée d’être né vingt ans trop tard est atténuée, jamais on n’aurait pu supporter ce carnaval permanent.

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