Chroniques DVD
07
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : made in Almeria

Scénar : La ville attend son nouveau juge à la gare, on ne trouve guère que des cadavres par dizaines dans le train, le convoi ayant été attaqué. Cat Stevens et Hutch Bessy soupçonnent Bill San Antonio et se mettent en chasse de cette vieille connaissance, envoyez les flashbacks et en route vers un repaire en ruines avec dedans, forcément, un butin.

Le tandem Terence Hill / Bud Spencer, réuni ici pour la première fois par Giuseppe Colizzi dont c’est aussi le premier film, est déjà en place avec les caractères qui vont les suivre pendant plus de trente ans : un malin souple et rapide, un costaud grognon et pas fin hilarant avec son physique d'ours et ses manières plutôt abruptes. On peut aussi déjà apprécier les bruits de tartes dans la tronche des prochaines parodies du duo ainsi que les scènes accélérées.

Si on ne tient pas là un essentiel du genre (cocktail de clichés et scènes parfois vues et revues chez Leone par exemple, dialogues parfois un peu bavards…), Dieu pardonne, moi pas recèle de quelques éléments très malins comme la table de jeu vue de dessous, les gros plans presqu'horrifiques sur les gens morts entassés les yeux vides, les scènes relativement violentes du fer rouge et du fouet (rappelant le Fulci de Tempo di massacro), et puis la noirceur générale du truc fait de ce film un bon petit moment de western all'italiana avec la sueur, la crasse, les yeux clairs et les sales bobines mal rasées réglementaires avec cigarillos écrasés entre les dents comme Eastwood qui en inspirera des grappes. Sans oublier non plus un bon final à suspense qui en rappellera d'autres aux cinéphiles.

Dommage que, malgré quelques passages angoissants, la musique signée Nicolaï / Pina verse dans l'opéra vs schlager pourri, c’est peut-être pour ça que Hill et Spencer se chamaillent déjà à moins que ce ne soit à cause d’un chef de bande sadico-psycho (Frank Wolff, vu ensuite dans Le Grand Silence et Il était une fois dans l'Ouest) qui n'a pas la prestance d'un Gian Maria Volonte ?

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