Une petite contribution ?

Chroniques DVD
10
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie de mœurs


Scénar : « Le soleil et la mer ne remplacent pas l’amour »… Quand la fréquence sexuelle s’espace trop au goût de ses dames, William Chaminade le comprend tout de suite après avoir sauvé une insatisfaite chronique et candidate au suicide : « ce qu’il faudrait à ces maris fatigués, c’est des suppléants ». Le vigoureux Lionel - l’étalon - sera ce suppléant parfait. Chaminade propose donc ses services « sous la haute protection du Président de la République » et les fait payer en attendant leur remboursement par la Sécu quand ils seront reconnus d’utilité publique. Mais ce procédé d’ « un coït ferme, sain et réconfortant » marche sur les plates-bandes des toubibs, les flics s'en mêlent, la « banque du sexe » est en péril !


Dernier Mocky avec Bourvil (après Un drôle de paroissien, La Cité de l’indicible peur et La Grande lessive) qui meurt le 23 septembre 1970, L’Étalon s’ouvre sur un chouette générique en animation et montre l’acteur principal avec un crâne luisant, rasé pour cacher les effets de la chimiothérapie que Bourvil subit. Celui-ci fait preuve d’une belle énergie malgré la maladie dans un film un peu plus dans le genre gaudriole et moins percutant que certains précédents, pourtant tous les ingrédients sont là dont évidemment beaucoup d’acteurs ou figurants mockyens (Francis Blanche, Jacques Legras, Marcel Pérès, Jean-Claude Rémoleux, Michael Lonsdale, Pierre Durou, Roger Legris, Rudy Lenoir, Dominique Zardi, Antoine Mayor…) et un humour corrosif toujours bienvenu.


Encore un coup de pied au cul de la morale catholique et une belle critique des beaufs en goguette, L’Étalon n’est pas le meilleur Mocky mais comporte son lot de gags et de numéros d’acteurs habituels. De plus, sa trame féministe à tendance radicale ne peut que plaire aux esprits éclairés. Dommage que les promesses énergiques du début du film ne s’amenuisent, le rythme ralentissant malheureusement pendant la dernière moitié. Dommage. 

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