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Chroniques DVD
02
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : classique du western atypique US

Scénar : trois cow-boys arrivent en ville sous l'œil effrayé des habitants et attendent quelqu’un à la gare. Ce quelqu’un, c’est le dangereux Frank Miller qui vient d’être libéré, qui plus est le jour du mariage du shérif dont il a juré qu’il se vengerait. Celui-ci, Will Kane, démissionne sur l’insistance de sa femme, fervente quaker qui prône la non-violence. Le couple s'enfuit donc mais finalement le shérif refuse de se laisser intimider et revient. Le suspense, terrible, monte avec l’heure qui tourne et quasiment personne dans la ville semble être de son côté.

La première image voit apparaître le patibulaire Lee Van Cleef dont c'est le premier film. Jack Elam, une autre célébrissime sale gueule de western, est là aussi, et plein d’autres tronches connues comme Thomas Mitchell, Lloyd Bridges, Lon Chaney, Gary Cooper bien sûr, excellent dans la peau d'un esprit tiraillé entre l'amour et son devoir, ainsi que la lumineuse, divine, Grace Kelly, sûrement ici dans son premier grand rôle.

Le film se déroule en temps réel (comme 3h10 pour Yuma 1 par exemple) et on peut se plaindre parfois du très peu d'action avant le dernier quart d'heure, on reconnaît toutefois que le suspense est bien mené, avec par exemple ces plans qui se serrent au fur et à mesure, en particulier sur la pendule. On aimerait d’ailleurs la voir tourner plus vite quand est entonnée l’horrible chanson (VF) Si toi aussi tu m'abandonnes, une vraie torture inoubliable alors que le reste de la partition écrit par Dimitri Tiomkin reste au niveau de son illustre compositeur.

Le Train sifflera trois fois est un très grand classique du western américain avec un héros profondément humain, fragile, loin des pistoléros invulnérables habituels, un type qui n’hésite pas à sauver aussi les animaux (décidément quel grand homme ce Gary), qui se sait menacé et abandonné par la plupart de ses « amis » mais refuse de renoncer ni à sa liberté, ni à sa dignité, ce qui semble laisser filtrer une critique certaine du maccarthysme qui sévit au même moment.

1 tiens, on a fait une chronique du remake de cet autre grand classique : 3H10 pour Yuma de James Mangold (avec Russel Crowe, Christian Bale...) 2007.

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